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Résolution des problèmes (II) : On trouvera bien une petite astuce pour le travail

Habituellement beaucoup de concepts théoriques sont évoqués, là point de triptyque, point d’études, essayons de suivre pas à pas ensemble une manière de résoudre les problèmes. Pour cela je vais utiliser un protocole normalisé, il est discutable. Toutefois il permet de s’inscrire dans une solution simple qui laisse peu de place à la subjectivité et donc de dégager intellectuellement les différentes solutions, les évaluer et en opter pour une ou plusieurs.  Evidemment en dehors de l’autisme, tout le monde peut utiliser ce type de résolution

Pour le titre, je le dois à mon amie Mathilde et son éternel optimisme. N’hésitez pas à consulter mon article précédent sur le sujet:Il n’y a pas de problème, il n’y a qu’une bonne solution à trouver.

Voici le protocole :

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Étape 1&2 : Repérer et prioriser les problèmes :

Pour faciliter la compréhension, à chaque étape ou comme ici dans les deux premières, je proposerai des mind-maping, ceux-ci garantissent un visuel simple. Un problème est par définition une situation où je dois prendre une décision ou mettre en place une action. Cela peut être aussi un état latent qui provoque des angoisses. Pour discriminer le prioritaire du non prioritaire, un point peut être la question d’impact sur la vie ou l’urgence. Dans mon cas, voici ce que j’ai noté :

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Étape 3 : Définir le problème à l’aide de questions simples (qui, quand, quoi, où, pourquoi, comment je réagis face à la situation). Dans cette partie, il est primordial que les faits observés soient mesurables. Je n’ai gardé que « trouver du travail » pour l’exemple :

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Même si j’essaie d’être le plus objectif possible, toutes les parties évoquées ne sont pas des faits mesurables. Mais heureusement dans la méthode que je propose, nous verrons plus tard les différents biais qui peuvent aider à reprendre des comportements objectivables.

Étape 4 :Repérer les biais cognitifs:

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Étape 5 : Émotions et comportements associés au problème :

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Étape 6 :Brainstorm des solutions : lister toutes les solutions même les plus farfelues

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Étape7 : Estimer avantages et inconvénients des solutions :

Ensuite chaque solution doit être éprouvée ainsi, évidemment les solutions ne sont pas exclusives, je peux relancer Cap emploi et chercher une formation

Solutions étudiées

Avantages

Inconvénients

Embaucher un coach pour l’emploi

+ personne mieux formée pour l’insertion professionnelle

+connaissance du marché

– Formation disparate

– Mauvaise expérience
– Psychologue déjà sur cet axe

Trouver du bénévolat pour m’épanouir

+ Sentiment d’efficacité

+ Possibilité dans le monde de l’autisme

– Financièrement
– Difficulté d’apprehénder le rapport besoin des associations/capacité d’apport

Me rendre à un forum de l’emploi

+ emploi parfois spécialisé (avec une RQTH)

+ plus simple qu’un entretien

+ entreprises qui embauchent

– L’emploi est circonscrit à Paris et impossibilité de déménager

– Lieux bruyants, peu accessibles, éloignés

Postuler à un emploi informatique reservé aux autistes Asperger

+ Domaine connu et études en rapport
+ Emploi sans doute aménagé
+ Compréhension des problématiques Asperger

– Paris (5h de trajet min)

– Mauvaises expériences vécues en informatique
– Plus à jour sur la programmation

– Temps partiel rarement accepté

Trouver une formation reconnue en autisme/intervenant

+ Pouvoir intervenir auprès d’enfants et leur apporter de l’aide
+ Apprendre de nouvelles connaissances sur l’autisme

+ indépendance

+ liberté des horaires

+ IR autisme

+ Acceptation des parents tel que je suis

– Prix

– Reconnaissance disparate (formation courte)

– Nécessité présentielle
– Manque de formation

– Risque de hiérarchie forte psychologue/intervention avec peu de marge

Étape 8 : Choix de la solution
Tout d’abord il est utile d’éliminer les solutions impossibles, inacceptables, inenvisageables ou peu pertinentes sur le propos. C’est le travail, le plus difficile, car il ne réside pas en un simple décompte du positif et du négatif mais d’une réelle pondération. Par exemple, si j’ai un travail qui m’interesse vivement mais qui se trouve à 500 km, qu’il doit être pourvu la semaine prochaine, même s’il ne présente comme désavantage que la distance, il doit être écarté. Ma solution : Formation à l’autisme

Étape 9 :Action : Mise en place de la solution

  • Découpage en sous objectifs selon les moyens listés plus haut

  • Planification de chacun d’eux

  • Maintien de l’action jusqu’à la réalisation.

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Étape 10 : évaluation de la solution

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En conclusion : Cet article est avant tout pratique et visuel. Il affiche, des principes objectifs dans une volonté de résoudre une situation qui paraît inextricable. Bien entendu, certains points peuvent être changés, et le but est toujours l’appropriation des outils pour qu’ils puissent être exploités simplement dans des circonstances quotidiennes.

N’hésitez pas, si vous en concevez un, de l’afficher en commentaires ou de me le signifier en mp. Je serai ravi de savoir que d’autres exploitent ce type de proposition avec succès. Pour l’utilisation du mind-Maping, n’hésitez pas à consulter cet article qui offre l’avantage de proposer une solution simple et gratuite (Mind Mapping: s’il vous plait, dessine moi l’autisme…)

Pour aller plus loin, mon dernier article sur les intérêts spéciaux et le travail:
Les intérêts restreints: un intérêt pour tous!

Rappel de la procédure:

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Les fonctions exécutives

Les fonctions exécutives sont un ensemble de processus hétérogènes d’ordres supérieurs qui sont impliqués dans une action orientée vers un but non routinier, c’est à dire dans une situation nouvelle. Selon les textes, les fonctions associées diffèrent, aussi je propose une définition large, quitte à ce qu’elle ne fasse pas consensus. Le but de cet article n’étant pas de faire de vous des personnes capables de discriminer les fonctions exécutives mais de pouvoir dresser un constat et de recevoir des conseils. J’entends les critiques qui trouvent que je souligne de façon excessive les anomalies, aussi je réfléchis à un article pour dresser un tableau des forces que l’on retrouve dans l’autisme et comment les exploiter au mieux.

Comme Laurent Mottron le soulignait dans « Autisme une autre intelligence » et au cours de questions/réponses (voir vidéo), les fonctions exécutives affectent la vie quotidienne de nombreuses personnes autistes. Même avec un fort QI, il est souvent difficile pour une personne autiste de s’organiser, planifier, décomposer, résoudre des problématiques, ce qui est aussi souligné dans l’intervention de Mottron. Bien entendu, tous ne sont pas concernés fort heureusement.
Fidèle au plan triptyque désormais habituel (encore un manque de flexibilité cognitive) : La première partie sera consacrée à expliquer théoriquement ce que l’on nomme les fonctions exécutives, la deuxième de souligner les altérations possibles et enfin de proposer des conseils. Les aides seront souvent l’objet d’un article car il est important d’y consacrer vraiment du temps, tant les troubles des fonctions exécutives peuvent être handicapants.

I) Les fonctions exécutives :

Les fonctions exécutives recouvrent un ensemble de capacités dépendant de fonctions supérieures qui permettent de contrôler l’action, et spécialement l’adaptation de l’action dans un contexte nouveau comme le montre le schéma suivant :

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Bien entendu cette action doit s’inscrire dans une résolution de problème ou pour atteindre un objectif.

Des études ont montré que chez les autistes présentant un syndrome d’Asperger les résultats à ces tests sont moins bons que chez des sujets témoins (Ozonoff et Pennington, 1991 ; Szatmari et al., 1990).

Enfin, la mémoire de travail, l’inhibition de la réponse, la flexibilité peuvent être atteintes à des degrés divers dans l’autisme (Rogers et Bennetto, 2000), ainsi que cette étude: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2856078/

Une fonction sera dite exécutive, si elle s’inscrit dans une action :

  • d’initiation, de formulation d’un plan d’action et de mise en mémoire pour réaliser une action
  • de mise en œuvre , maintien de l’action
  • de gestion des imprévus, les distracteurs et tout ce qui nuit à l’exécution
  • de régulation émotionnelle

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II) Les troubles des fonctions exécutives dans l’autisme :

Cela peut sembler une surprise, tant l’image de l’autisme véhiculée est à rebours de cette idée, mais bien des personnes autistes ne savent pas du tout s’organiser. Si certains peuvent remarquer un déplacement d’objet, beaucoup sont noyés dans un bazar important et leur bureau est jonché de papiers, d’articles où même eux se perdent.

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Quelques tests sont pratiqués pour juger des fonctions exécutives, par exemple la BRIEF, mais aussi un jeu très connu la tour de Hanoï ou de Londres, dans lequel la personne doit déplacer des disques empilés autour d’une tige, du plus grand au plus petit sur la tige de droite avec deux règles, déplacer un disque à la fois, un grand ne peut être placé sur un petit.

http://www.pousseurdebois.fr/les-tours-de-hanoi/

Si ces tâches impliquent planification, organisation, fonction motrice, il est fort possible de réussir ces tests tout en ayant des faiblesses au niveau des fonctions cognitives. C’est là, l’un des biais des tests, ils ne sont pas pratiques in vivo, il faudrait pour établir un bilan travailler sur des questionnaires pour évaluer les atteintes dans la vie quotidienne

III) Les aides possibles :

J’ai déjà développé certains articles sur les fonctions exécutives aussi je propose ce schéma qui montre les diverses options. A l’avenir, je m’attacherai à travailler chaque spécificité et pour cela un article voire des articles seront nécessaires. Je me suis permis de retirer du graphique la résolution des problèmes car j’ai déjà développé ici une aide (Il n’y a pas de problème, il n’y a qu’une bonne solution à trouver.)

Ce diagramme présente différents plans d’actions pour améliorer les fonctions exécutives, en aucun cas il n’est exhaustif :

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Des outils peuvent être utiles :

  • Quelques jeux de sociétés : Dobble, Bazar bizarre, mais aussi de simples jeux de carte qui obligent à l’inférence, à la flexibilité
  • Des montres avec Alarmes et timer, un bon exemple est un outil comme PictoTask, développé pour des tâches à la base plus liées à l’autonomie mais qui peut être exploitée http://www.pictotask.com/
  • Quelques objets en vrac, issus d’un site spécialisé et qui peuvent aider les enfants concernés au quotidien et pourquoi pas les adultes :
    http://www.hoptoys.fr/des-jeux-pour-developper-les-fonctions-executives-c-3227.html

Quelques tests pour mettre en évidence les problèmes de fonctions exécutives :

Quelques tests en ligne mais qui ne sont pas représentatifs directement des problématiques exécutives :

Cet article est avant tout une introduction aux fonctions exécutives, aussi pour une fois je vous présenterai mon témoignage sur ce que représente cette faiblesse des fonctions exécutives dans mon quotidien : Les fonctions exécutives sont un problème trop souvent minoré dans l’autisme (notamment en terme organisationnel, flexibilité cognitive et trouble de l’attention). Un des ressorts de cette minoration est sans doute que dans l’imaginaire social, la personne autiste remarque un couteau déplacé sur une pièce de 100m². C’est fort possible que cela soit vrai, mais ça ne signifie pas pour autant que la personne autiste soit un maniaque de la propreté.
Beaucoup de personnes autistes que je connais, si elles n’étaient pas en famille ou aidés, ne pourraient plus remarquer ce couteau tant leur lieu de vie deviendrait un bazar sans nom. Pour élaborer un plan, une action administrative, une formation, une rendez-vous, entre l’initiation, la décomposition en sous-tâches, le dépassement des angoisses, certains mettent un mois à réaliser ce pour quoi ils se sont préparés. Hélas, souvent l’échéance a déjà sonné…
Le cadre ritualisé qui est si souvent évoqué est une échappatoire à des situations nouvelles qui demande une action prompte. Cette altération est plus problématique que son pendant social qui finalement pourrait être compensé beaucoup plus simplement. Il est possible de vivre sans trop de sociabilité et ne pas en souffrir quand l’appétence sociale est faible. Il est plus complexe de ne pas souffrir de ce manque d’organisation qui peut vous exclure du monde professionnel, des besoins administratifs

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Il n’y a pas de problème, il n’y a qu’une bonne solution à trouver.

Les personnes autistes adultes de type AHN/Asperger peuvent maintenir une vie autonome du moment qu’elle est routinière et cadrée. Cependant, ils peuvent être confrontés à une situation nouvelle, imprévue, pour laquelle aucune solution automatisée et immédiate n’a été mise en place.

Ce programme que je vais proposer est inspiré d’un cours de remédiation cognitive. Je proposerai d’autres techniques de résolution ultérieurement qui seront plus orientées vers le conflit. Cette méthode est simple mais surtout doit être personnalisée, elle a pour but d’éviter la paralysie et tous les sentiments difficiles (Shutdown ou Meltdown) liés à l’angoisse de la situation anxiogène.

I) Sortir de l’attentisme

La première réaction pour une personne dans le spectre est de se sentir désemparée, de se focaliser sur des sentiments négatifs qui créent finalement une paralysie. Or en général, le problème continue d’être présent faute de réponse. Cette paralysie ne fera que renforcer un sentiment d’inefficacité, et généraliser notre incapacité à réaliser à l’imprévu, voire à les fuir (voir l’article: Sous exposition / Sur exposition : Une juste nuance à trouver)

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Avant d’entrer dans une méthode de résolution à proprement parler, je souhaite vous expliciter les mécanismes qui sous-tendent l’imprévu. Quand nous produisons des actions routinières, telles que mettre ses chaussures, leur enclenchement est automatique. En psychologie,  le schéma d’action a été sélectionné, automatisé et il va piloter seul entièrement le déroulé de l’action. Il existe, malgré tout, comme dans l’attention des moyens d’inhiber les réponses automatiques. Chez les personnes Asperger, cette inhibition est souvent difficile à mettre en place. Pour celles qui conduisent, changer de parcours une fois par mois est fort difficile et demande une attention soutenue (voir article: L’attention : « Où en étions nous déjà ? »). De même, pour prendre un autre exemple, il est difficile de ne pas lire une lettre destinée à un autre qui serait ouverte face à nos yeux. Globalement notre flexibilité mentale étant moindre, il sera difficile de changer de comportements en fonction du contexte et des exigences, pour peu que nous les connaissions.

C’est pourquoi, contrairement à la population type, il est adapté d’utiliser des méthodes de résolutions assez figées pour éviter les écueils dus à notre fonctionnement neurologique particulier. Par ailleurs, les situations stressantes rendent l’accès aux fonctions cognitives plus difficile, c’est pourquoi une résolution formalisée permettra d’être plus objectif sur le problème.

II) une méthode de résolution de problèmes :

Voici en résumé les diverses étapes de résolution des problèmes:

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Etape 1 : “Identification du problème”

C’est l’étape majeure car une mauvaise identification des données initiales ne peut que conduire à une mauvaise résolution. C’est pourquoi, il est important de la privilégier, aussi je vous conseille de commencer par :

  • une description du problème et de l’état initial (Qui est impliqué?Qu’est ce qui se passe exactement ? Est ce un réel problème?)
  • La description du but à atteindre pour que le problème soit résolu.

Il est possible de décomposer le problème, par exemple si mon but est de trouver un emploi, je peux décomposer ce problème en divers sous-groupes. Ainsi par exemple mon premier objectif pourrait être mon inscription à Pole-emploi. L’important est de réduire l’anxiété en posant visuellement le problème, ceci afin d’obtenir un état d’euthymie, en d’autre terme, être serein et donc être capable d’agir au mieux.

Etape 2 : “Brainstorming”

La recherche de toutes les solutions possibles est souvent la plus complexe car elle est souvent inhibée par nos réponses automatiques. Plus elles sont nombreuses, plus il y a de chance de résoudre le problème.

Deux écueils risquent de nous empêcher de résoudre le problème :

La mauvaise évaluation des moyens : la première consiste à mal évaluer les moyens à notre disposition ou mal comprendre une consigne : « Voici un carré de 9 points. Prenez un crayon. Vous devez joindre tous ces points en dessinant 4 lignes droites sans lever le crayon ».


Typiquement les premiers tests consisteront à joindre les points entre eux à l’aide de segment qui ne débordent pas le carré. Si par joindre les points nous ne comprenons que cette technique, c’est à dire construire des segments limités au carré, jamais nous ne trouverons la solution. Si par contre nous envisageons l’énoncé autrement et donc les solutions, il est possible de trouver une solution comme celle ci-dessous :

On peut dire aussi que c’est à la fois un problème d’évaluation de la consigne, mais aussi un problème d’inhibition d’une solution possible car elle nous paraît d’emblée incohérente. D’où l’idée d’évoquer les solutions les plus excentriques quitte à les rejeter en étape 3.

De même, le second problème est l’inhibition liée à l’objectif secondaire, par exemple si je souhaite trouver un emploi et que je place m’inscrire à pole-emploi comme sous-objectif, je pourrais inhiber toutes les autres solutions.

Étape 3: Évaluation des solutions et choix

Il faut classer la méthode en fonction de ses avantages et de ses inconvénients. La méthode choisie doit correspondre aux contraintes évaluées dans la première étape. Nous devons aussi estimer la solution en fonction de sa probabilité de résoudre le conflit, de réduire l’anxiété et d’apporter du réconfort. Ensuite, les paramètres des efforts nécessaires et l’effet à long-terme sont à prendre en compte. Il est possible de pondérer les divers éléments pour noter cette solution de 0 à 10. Ensuite vous devez sélectionner la solution qui a le meilleur ratio.

Par exemple : une personne n’est pas d’accord avec moi sur internet et commence à s’opposer  à moi. La bloquer pourrait être une option simple, peu coûteuse, qui réduirait rapidement mon anxiété. Toutefois à long-terme agir ainsi, pourrait m’être préjudiciable et peut-être n’augmenterait même pas mon réconfort, ni mon sentiment d’efficacité. En effet, à terme, il est utile de supporter l’opposition, de pouvoir argumenter et ainsi se sentir efficace, capable de supporter même la frustration de n’avoir pas réussi à convaincre son contradicteur.

Étape 4: Mise en oeuvre

Écrire la procédure d’application et mettre en œuvre la solution choisie

III) Quelques règles et applications :

La méthode peut paraître extrêmement artificielle au départ, c’est pourquoi il est utile de l’écrire afin de visualiser le chaînage. Il faut éviter de changer de solution une fois la solution choisie. La finalité de la procédure repose en 4 points :

  • Identifier le problème quand il se présente et donc réduire les pensées négatives et l’anxiété
  • Inhiber la tendance à une réponse automatique
  • Favoriser l’analyse d’un éventail de solutions possibles
  • Mettre en place une réelle procédure de résolution

De mon côté, aujourd’hui face à ce type de procédure, j’aurais tendance à ajouter une cinquième étape qui consiste à évaluer la mise en place de la solution et ainsi évaluer avec le recul si cette solution était véritablement la meilleure. Bien des avantages ou des inconvénients sont visibles qu’une fois la solution mise en place. Ainsi, si je dois me rendre à Paris, j’ai alors le choix entre le train et la voiture. Aussi, il est toujours utile d’avoir un cahier pour noter ses impressions et revoir son tableau d’évaluation en fonction de la réalité. Il est même possible de tester sans enjeu, l’aller/retour en voiture pour évaluer cette solution.

Face à l’imprévu si anxiogène pour nous, à l’instar des exercices de procédure en cas d’incendie, il est possible de travailler des problèmes absents actuellement mais qui risqueraient de nous demander trop de fonctions cognitives dans le futur. Par exemple les situations «  je me fais agresser dans la rue, comment dois-je réagir ? » et « Si une personne est harcelée dans le métro quelle est ma réaction? » sont des problèmes où la sidération pourrait nous paralyser. Sans réflexion, nous pourrions regretter nos réactions. Avec une procédure déjà formalisée en tête, nous pourrions agir au mieux et réduire le stress si une telle situation survenait. Attention toutefois à ne pas tomber dans l’anticipation anxieuse de tous les problèmes potentiels.

Ceci est une proposition pour réagir au mieux face aux nombreux problèmes qui nous assaillent. Cette méthode n’entend pas être un miracle qui permettra de répondre simplement à tous les problèmes donnés.

Ps:  Je me permets aussi d’évoquer le triptyque de sujets qui actuellement sont en maturation (le diagnostic, démarche et soutien), la planification, des fiches d’habiletés sociales. N’hésitez pas à me contacter directement via Facebook ou en commentaire si un des sujets vous semble plus pertinent ou urgent à traiter.

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