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Le trouble oppositionnel avec provocation: Partie 2/3 pour les personnes concernée

Il me semblait important d’évoquer en trois parties comme à mon habitude, le trouble oppositionnel mais cette fois-ci dans une perspective des personnes concernées. En effet, outre les problématiques rencontrées par les familles, le trouble oppositionnel est difficile à vire aussi pour les personnes et traduit souvent un mal-être.

Je vous rappelle que le fichier comprenant toutes les parties est disponible ici:
TOP

I) identifier les situations

Quelques situations peuvent entrainer des zones de turbulence que l’enfant ou l’adulte ainsi que ses proches peuvent identifier. Afin d’y répondre au mieux, je propose cette ressource qui permet simplement de mieux identifier les situations. Elle permettra aussi soit de les préparer, soit de les éviter. Pour simplifier, les enfants pourront cocher les situations risquées, et pour les ados et proches, vous pourrez utiliser un item de 1 à 3 (3 étant la zone la plus à risque)

Situations à risque Coche ou cotation
Lors des sorties à l’extérieur
Lors des activités sportives
Quand il y a trop de bruit
Quand il y a trop de lumière
Quand on me touche sans me prévenir
Quand on change le programme prévu
Lorsque je dois faire mes devoirs
Lorsque mes parents me demandent d’arrêter l’ordinateur, la console ou la télévision
Quand j’ai une activité déplaisante que je dois réaliser (ranger ma chambre, mettre la table etc)
Lorsque j’ai eu une mauvaise note
Lorsqu’une activité se termine
Quand on me gronde
Quand on me corrige
Quand je n’arrive pas à m’exprimer
Quand je n’ai pas eu le temps de finir un exercice
Quand j’ai mal dormi
Quand j’ai mal mangé
Quand je mange du sucre ou du soda
Quand je suis malade
Quand je suis constipé
Quand je me sens exclu d’un groupe
Chaque fois que je me trompe alors que j’aurais dû réussir
Quand je dois attendre mon tour pour jouer
Chaque fois que je perds à un jeu
Quand je dois prêter un jeu
Quand je vois que quelqu’un touche à mes affaires

II) Identification de la colère

Il est important de répérer les premiers signes de sa propre colère

TOP14

Mon échelle de la colère:

Echelle de la colère.jpg

 III) Je recherche des solutions:

Ainsi quand j’identifie ma colère je peux y apposer diverses solutions ici proposées, ainsi que celles qui vous correspondent

TOP15.png

L’enfant ou l’adulte concerné doit être acteur avant tout de son évolution, c’est pourquoi c’est lui qui doit aussi travailler ses outils. Ils peuvent être renforcé au départ, mais avant tout ce qui les renforcera sera leur efficacité.

Les enfants et les adultes avec un TOP n’aiment guère s’agacer et ils préféreront à terme si les principes ont été bien établis trouver des solutions utiles qui favoriseront leur bien-être. La troisième et dernière partie sera justement là pour donner des outils et souligner par des témoignages l’intérêt de leur mise en pratique : Le trouble oppositionnel avec provocation (3/3) Outils et témoignages

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Le trouble oppositionnel avec provocation: Partie 1/3 pour les familles

J’ai voulu créer une trame globale pour aider les parents mais aussi personnes concernées à mieux gérer le trouble oppositionnel avec provocation. Bien souvent la souffrance engendrée par les nombreuses crises empêche de prendre du recul sur la situation. Le document PDF est présent ici et contient les 3 parties (le triptyque de triptyque) : Document sur le TOP

 

 

I) Définition et données sur le Trouble Oppositionnel avec Provocation

Le Trouble Oppositionnel avec Provocation, ou TOP, est un diagnostic qui peut très vite rendre la vie impossible tant pour les parents, les professeurs, les autres enfants. Par ailleurs, cela peut être une difficulté pour la personne elle-même qui en souffre. Des réponses comportementales et un autre environnement peuvent être des moyens de diminuer les comportements préjudiciables pour la personne concernées.Le trouble oppositionnel n’est pas un diagnostic posé sans de véritables données et une analyse. Pour que celui-ci soit posé, quatre des sept critères doivent être présents dans les six derniers mois :

TOP1.png

Critère A :  Pour les enfants âgés de moins de 5 ans, le comportement doit survenir la plupart des jours durant une période minimale de 6 mois. Pour les enfants âgés de 5 ans et plus, le comportement doit survenir au moins une fois par semaine durant une période minimale de 6 mois.

Critère B : La perturbation du comportement génère une altération importante pour la personne, son entourage ou dans un domaine de vie.

Critère C :  il souligne qu’un diagnostic différentiel avec d’autres troubles est parfois nécessaire.  Le TOP est posé quand il est le seul à expliquer les symptômes.

On distingue trois niveaux de sévérité :

  • Léger : Les symptômes sont présents dans un cadre
  • Moyen : Certains symptômes sont présents dans au moins deux cadres.
  • Grave : Certains symptômes sont présents dans trois cadres ou plus.

Exemples de cadre : maison, école, emploi, lieu de socialisation etc.

Quelques autres données :

  • Le taux de prévalence du TOP est estimé entre 3 et 4% (Perou et Al)
  • 30 à 50% des personnes avec un TDAH sont concernées par le trouble oppositionnel
  • Un quart des enfants autistes est concerné par le trouble oppositionnel (Gadow et Al)
  • L’absence d’accompagnement de l’autisme ou du TDAH et le retard de diagnostic favorisent la survenue d’un trouble oppositionnel
  • Diverses causes sont avancées, neurobiologiques, mais aussi génétiques et environnementales

II) Aides pour les familles concernées

          A) Définition et mesure du comportement

 

Il est difficile de définir un comportement, voici trois critères simples, le dernier a été ajouté aux critères habituels :

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Pour expliquer très simplement le comportemental, je me permets d’utiliser cette scène :

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Souvent, le comportemental est résumé au renforcement uniquement de l’enfant. Effectivement l’enfant est renforcé. Il gardera à terme l’idée qu’effectuer une crise permet l’obtention d’un jouet. Toutefois, le parent lui aussi est renforcé, car il échappe à une situation sociale où il est mal jugé.

Le problème est aussi le suivant : ce n’est pas simple de laisser un gamin faire une crise atroce devant des tiers. Ainsi, l’entourage aura tendance à trouver des moyens de répondre à ses exigences pour avoir la paix. Cela fonctionne que l’enfant soit ou non concerné par le TOP. Mais alors quelle est la différence ? Je vais l’expliquer simplement :

  • La teneur de la crise : Quand mon fils s’énerve, il crie, quand une personne TOP ou autiste s’énerve, elle peut lancer une chaise par la fenêtre ou casser une vitre à la main.
  • L’environnement renforçant : la violence fait que très rapidement les personnes TOP seront renforcées dans leur comportement. Les proches veulent à tout prix éviter un conflit social ou une souffrance physique (la violence est omniprésente).

Ma philosophie pour le trouble oppositionnel : Chaque fois qu’un comportement problématique s’installe, le modifier est très couteux à court terme mais très avantageux à long-terme. Comme dit une amie, c’est l’inverse de la position de l’état qui donne si peu pour l’accompagnement quitte à devoir payer à long-terme pour l’autonomie non acquise.

Mais alors que faire dans le cas évoqué ? Contrairement à ce que nous pourrions penser d’emblée, rien ne nous oblige à trouver un comportement alternatif à renforcer.

Tout d’abord il faut penser que deux choses peuvent changer

  • Ce qui se passe avant, que l’on nomme l’antécédent
  • Les conséquences de l’acte

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Un comportement diminuera ou augmentera selon ses conséquences sur la personne. On trouve deux types de façons de maintenir un comportement :

  • Le renforcement positif : J’écoute de la musique parce que cela me plaît, ici la conséquence appétitive maintient le comportement
  • Le renforcement négatif : Je passe mon temps sur Internet pour échapper à ma vie « réelle », ici j’évite un stimulus négatif.

Un comportement ne se maintient que s’il est renforcé. Il sera aussi gardé tant qu’il est le plus simple à réaliser pour obtenir les mêmes bénéfices (par exemple prendre le pain directement plutôt que le demander).

Reprenons le cas du magasin évoqué ici, quelles sont les options pour éviter cette crise ?

  • Changer les antécédents (ce qu’il se passe avant la crise): Par exemple, il serait possible d’éviter d’aller au magasin avec l’enfant. Il est possible de prévenir qu’il n’y aura pas de jouet, quoi qu’il arrive, avant d’y aller. Enfin, un dernier moyen serait d’avoir mis une structuration préalable pour qu’il sache quand il peut avoir un jouet.
  • Changer les conséquences : L’enfant fait la crise pour l’obtention d’un jouet. Je refuse donc d’y répondre et tant pis pour les conséquences sociales.

Pour changer un comportement il faut donc en comprendre la cause (la fonction). Maintenant pour savoir quelle fonction a ce comportement, voici un questionnaire  qui permet de dégager des potentielles fonctions (avec un nombre de points) :
http://aba-sd.info/documents/fast_outil_identification_evaluation_fonctionnelle.pdf

Imaginons que dans le cas de notre enfant à la caisse, la cause du comportement s’agit sans doute de l’obtention d’un jouet.

  • Une solution serait de ne plus aller en courses avec lui pour éviter tout risque de conflit. Si cette option est tout à fait défendable, en voici quelques désagréments.  Ne pas emmener un enfant dans un magasin est difficile pour une famille monoparentale. Par ailleurs, cela implique de ne pas exposer un enfant à un désir et il n’apprendra pas gérer sa frustration.
  • Une autre serait d’écrire des règles claires et explicites. Par exemple une règle qui définit qu’un certain nombre d’objectifs accomplis permettent l’obtention du jouet. Idéalement, quand l’enfant réduit les crises, il convient d’augmenter le nombre de jetons pour être récompensé. Ce système est appelé à être transitoire et n’est pas un échange de « comportement attendu » contre rétribution, mais des règles de vie à comprendre et à intérioriser :

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L’idée ici est vraiment que les règles soient explicites :

  • L’enfant sait comment obtenir ce qu’il souhaite
  • Il n’y a pas accès sans cela

Pour aller plus loin sur les comportements :

https://aspieconseil.com/2019/02/23/comprendre-un-comportement/

  B) Une structuration sans faille

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Globalement, l’important est qu’une bonne structuration implique un risque moindre d’anxiété et de temps de latence. Or les moments sans but sont des risques importants de développer des comportements préjudiciables pour la personne envers son entourage :

C) Une instruction efficace

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D) Un système à jetons

L’économie de jetons doit toujours s’utiliser avec parcimonie dans un souci de recherche de pratiques moins préjudiciables. Elle doit être réalisée dans une co-création avec la personne concernée afin de lui garantir la meilleure pertinence. De plus, elle doit permettre de favoriser des objectifs utiles d’abord pour la personne et secondairement pour son entourage.

Attention selon l’âge, et la sévérité du TOP, mieux vaut fixer un tout petit nombre d’objectifs quitte à les accroître en fonction du temps. De même idéalement, rappelez vous qu’au départ si les récompenses doivent être rapidement données, à terme, il faut viser un estompage complet de ce type de système. Il est aussi important de laisser des moments sans le moindre enjeu.

Dans sa formation sur Canal Autisme, madame Ameloot définit ainsi les 5 étapes du contrat  (Source : http://www.canalautisme.com/uploads/2/4/1/3/24138100/module_3_cd_applications_spciales-_mlanie_ammeloot.pdf)

  1. Définir avec la personne l’apport du contrat
  2. Identifier les réussites actuelles pour ne pas proposer des objectifs trop importants, d’où l’intérêt de cotations préalables
  3. Définir les objectifs
  4. Liste des récompenses
  5. Ecrire le contrat

Quelques conseils :

  • Focalisez vous sur le positif et renforcez-le à l’aide de jetons quand il apparait
  • N’effectuez pas de retrait de jetons sans un suivi comportemental
  • Ajustez quand les objectifs sont trop importants quitte à commencer par un moment de test
  • Délivrez immédiatement les jetons
  • Pour l’estompage, associez les jetons à un renforçateur social (« Bravo ») tout en évitant les signes d’enthousiasme surjoués

(L’outil système à jetons sera présenté en 3eme partie)

E) Stratégies préventives

La « pré-crise » est le fonctionnement stable, sans cri, où la personne est dans un état calme. Ce moment est approprié pour fixer les règles et les moyens (systèmes à jetons, carnet de règles) pour aménager l’environnement. Cela peut permettre aussi de valider que les besoins physiques ne causent pas d’inconfort à la personne et finalement de juger de toutes les choses pertinentes autres que comportementales.

Les comportements dits de crise sont liés à diverses causes :

  • Les douleurs, inconfort physique
  • Les événements désagréables
  • L’incapacité à obtenir ce que la personne désire
  • Les délais et l’incapacité à gérer la frustration
  • Le manque de moyen de communication.

Deux grandes familles d’outils permettent de limiter les risques :

  • ceux qui permettent des apprentissages afin de limiter le risque de crise
  • ceux qui permettent de limiter les risques avec un environnement favorable.

J’ai rédigé de nombreux articles à ce sujet, toutefois je vous propose un modèle d’arrangement structuré qui peut réduire les risques :

TOP8.png

F) Stratégie de désescalade et de fin de crise

Il n’est plus question de tenter un enseignement, ni de fournir un nouvel outil. Commencez d’abord par repérer les indices corporels de pré-crise. Pour cela, utilisez votre expérience ainsi que les outils mis en place pour identifier la colère qui monte.

Au moment de l’escalade, plusieurs outils sont potentiellement utiles mais chacun comporte des qualités et des défauts. Il n’y a que vous qui pouvez identifier la meilleure option au moment venu :

  1. Changer les conditions qui poussent à la crise. Par exemple, il peut être utile de revoir ce qui était prévu, arrêter l’exercice en cours. Cela est à utiliser avec parcimonie, car la personne peut se renforcer dans l’idée que la  crise permet d’échapper à la tâche. Toutefois, dans le cas de violence, il est intéressant de l’employer. Il est aussi possible de différer la tâche demandée à un moment plus propice ou bien tenter d’obtenir le même résultat avec une tâche moins désagréable.
  2. Converser avec la personne : soit en détournant son attention, soit en recherchant à rendre plus agréable ce qui crée la colère.
  3. Utiliser les solutions qui ont été mises en place préalablement : relaxation, routine spécifique.

Quand la crise arrive, évitez la mise en danger, mais attendez sa fin.  Une fois le fonctionnement stable revenu, reprenez comme si rien ne s’était passé sans focaliser ni sur la personne ni sur ce qu’elle a fait. Si elle présente ses excuses, acceptez-les sans pour autant gratifier. De même évitez d’accabler la personne en raison de sa colère, privilégiez la neutralité.

Quelques points abordés rapidement ici sont issus de la formation de gestion des comportements de crise. Elle permet d’avoir un moyen d’intervention indolore. Elle explicite aussi comment agir préventivement et postérieurement. Une colère d’un enfant TOP nécessite parfois une contention physique pour éviter qu’il ne fasse mal à autrui ou à lui-même. Avec ce type de formation, vous êtes certain de pouvoir l’amener à l’immobilisation sans mal et sans forcer aucun geste :

http://maia-autisme.com/formations/formation-a-la-gestion-des-comportements-de-crise

III) Quelques outils

         A) les scénarios sociaux

Développés par Carol Gray, les scénarios sociaux ont pour objet d’aider la personne autiste à agir selon ce qui est attendu. Ils permettent :

  • De mieux comprendre ce que les personnes attendent
  • D’anticiper les actions possibles
  • De mieux aider à appréhender le contexte
  • De pouvoir trouver des solutions

Source  : https://monscenariosocial.weebly.com/

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https://lespictogrammes.com/role_pictogrammes.php

Illustrations autorisées par Les Éditions Milmo / www.lespictogrammes.com

Exemple en vidéo : https://deux-minutes-pour.org/video/construire-un-scenario-social/

       B) Le vidéo Modéling

Le vidéo-modeling est un moyen de mettre en évidence la capacité sociale, la pratique qui est attendue. Pour cela on réalise une vidéo qui doit posséder plusieurs caractéristiques :

  • Être plutôt réalisée autour d’un pair du même âge (voire du même genre)
  • Mettre en lumière la pratique sociale attendue
  • Réduire les détails annexes inutiles
  • Être simple et précise

Un exemple :

http://www.autisme-ressources-lr.fr/IMG/flv/hs-ne-coupe-pas-la-parole.flv

C)Un autre exemple de supports motivants, les powercards

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Les supports motivants peuvent être liés avec les intérêts spécifiques de la personne, comme c’est le cas dans les powercards : https://aspieconseil.com/2018/04/09/powercards/

Voici le principe :

  1. Étudiez les intérêts spécifiques de la personne autiste et utilisez-les pour votre communication
  2. Réfléchissez à l’attendu de l’image et visez une seule pratique (le tour par tour, le travail, l’attention)
  3. Tentez sans faire trop artificiel d’amener la communication sur la base du héros ou du sujet apprécié par la personne autiste

(Fin de la partie 1 la suite est ici)

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Sensibilisation aux supports visuels

Tout d’abord merci à Marina Petit pour ses deux visuels, à Rose, Julie pour leurs témoignages et à Cindy, Julia, à Caroline pour sa relecture. Merci encore pour vos nombreux encouragements pour le livre qui est désormais aussi disponible via AFD, FNAC et bien sûr sur Amazon (merci pour vos 10 avis encourageants).

Les supports visuels sont des aides concrètes qui peuvent être utilisées à la place d’une communication verbale pour fournir à l’enfant ou l’adulte, les moyens de favoriser son autonomie, de mieux comprendre les attentes, les lieux ou les activités. On peut diviser les supports visuels en trois grandes catégories (un triptyque) : les aides visuelles, la structuration de l’environnement et les plannings.

Il est intéressant de voir que toutes les personnes TSA ne sont pas sensibles à ce type de support, mais qu’il peut être aussi un moyen de défavoriser l’apparition de ce que l’on nomme vulgairement « des troubles du comportement » ou « comportement défi ». Pour les personnes autistes adultes verbales plus autonomes, j’ai rédigé beaucoup d’outils dans mon guide qui vient de paraître.

Fidèle au triptyque, trois parties sont proposées, les objectifs et les différents modèles, la mise en place et enfin des témoignages. Tout cela ne saurait représenter une méthode prête à l’emploi mais doit inviter vraiment à approfondir ces notions.

Navigation dans le sujet (cliquez si vous voulez vous rendre directement à la partie choisie):

 

I)Les supports visuels : une aide pour les personnes autistes

a) Objectifs et fondements

Il est tout d’abord important de comprendre les fondements des supports visuels :

visuel 1

Voici en une carte mentale, les objectifs et les différents supports utilisés pour y répondre :

visuel2

Quelques études à ce sujet selon les âges :

http://journals.sagepub.com/doi/10.1177/1088357608324715

Voici les trois grands types de supports que nous allons détailler :

La structuration de l’espace :

visuel3

Les aides visuelles : Cela peut aller de mots, d’instructions visuelles, d’organisations graphiques, de tableaux de choix, pictogrammes….

visuel4

La structuration du temps :

b) Quelques préalables à la mise en place de la structuration visuelle:

Le matériel potentiellement utilisé : Avant d’entrer dans les questions utiles pour la mise en place, voici une liste non exhaustive des besoins en matériel :

  • Velcro
  • Plastifieuse
  • Imprimante couleur + PC
  • Timer
  • Bureau
  • Coison/meubles

Une évaluation utile : La Comvoor

Elle permet de définir si la personne autiste maîtrise les différents niveaux :

  • Sensation : celui-ci est normalement acquis
  • Présentation : faire uniquement le lien entre l’objet et la réalité. Ex : Un verre pour boire
  • Représentation : C’est-à-dire avoir des concepts, un pictogramme ou un verre stylisé représente l’idée de boire
  • Méta-représentation : Inférer ce que l’auteur veut signifier.

Source : https://www.pluradys.org/wp-content/uploads/2011/10/Le-COMVOOR-peltier-atelier.pdf

Comment savoir à quel niveau est l’enfant sans passer la comvoor ?

En testant la capacité de la personne :

  • À appairer, c’est-à-dire associer deux pictogrammes/images identiques :visuel6visuel6
  • À associer un objet concret à son image, sa photo, son pictogrammesmartphone-1957740_1920
  • À catégoriser (associer plusieurs images différentes représentant un même concept)visuel6visuel7

Si l’enfant en est au niveau sensation nous le verrons le planning usuel de type pictogramme sera remplacé par un planning objets qui représentent l’activité :

visuel8

Source : http://msdinasteachingblog.blogspot.com

De l’objet au stylisé

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N’oubliez pas, qu’un pictogramme doit se comprendre simplement, le dernier par exemple serait incompréhensible pour la majorité des personnes, y compris celles non autistes (je ne mange pas de fromage à la cuillère). A l’instar de la demande d’aide symbolisée par « ? » ou d’une personne tendant une main secourable pour monter un escalier pour demander de l’aide, l’enfant autiste ne comprendra que peu ces concepts non littéraux. Par ailleurs, même s’il venait à l’utiliser sans plus de précision, difficile d’apporter l’aide attendue. Plus le concept sera abstrait, moins le pictogramme sera utile. 

 

II ) La mise en place

En quelque sorte voici un bref résumé de ce qui servira de trame à la mise en place, mais dans cette partie nous nous contenterons de l’observation :

visuel20.png

  • Structuration temporelle :

Elle sert avant tout à limiter les imprévus et à favoriser des transitions plus simples qui sont souvent difficiles dans l’autisme. Elle doit indiquer concrètement, ce que la personne autiste fera, quand et où elle sera. Les plannings peuvent être textuels, symboliques, photographiques, voire pour les séquences contenir des objets fonctionnels, comme précisé plus en avant de l’article.  Adaptez le visuel, la forme, la taille mais aussi la position en fonction des capacités de l’enfant. Certains enfants ne peuvent voir qu’à leur hauteur, il faut donc que le document soit réalisé en fonction de la capacité à balayer ou non :

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Un autre exemple le trouble de l’attention peut poser des soucis, aussi n’hésitez pas à utiliser flèches et bannettes pour les activités terminées :

visuel11

Comment assurer les transitions ?

Un problème majeur y compris dans l’autisme Asperger est de pouvoir changer d’activité, ce délai de latence est fortement éprouvant, y compris pour nous. Passer d’une activité à une autre est compliqué, cela implique une nouvelle activité, la fin d’une activité, des changements d’espace et d’objet.

Aussi voici quelques moyens :

  • Une carte de transition (ou un objet toujours selon la Comvoor) : Cela peut être une carte toute simple ou un objet à remettre sur le planning
  • Une aire de transition : cela peut-être un lieu qui sera désigné et où l’enfant se rendra entre chaque activité.

VISUEL21

  • Structuration de l’espace

Ces limites sont utiles pour permettre de délimiter un endroit et donc une fonction pour un lieu spécifique. Pour les créer, inutile d’investir mais utilisez les limites naturelles (murs), les objets, rubans/bandes :

visuel12

Voici un autre exemple, une classe spécialisée dans l’autisme, vous y trouverez à la fois une structuration spatiale, des signaux visuels (exemple la photo de l’élève sur la chaise), le calendrier des activités et bien sûr des signaux visuels (couleurs d’objets, label, etc):

visuel22

Une évaluation utile : il est pertinent d’identifier  les hypo et hypersensibilités des personnes autistes  (vous trouverez des visuels et un questionnaire dans le livre que j’ai publié: Lien Amazon

https://aspieconseil.com/2017/02/01/lautisme-dans-tous-les-sens/

  • Les supports visuels : Ils sont de nombreux types et là encore il faut tenir compte du niveau de fonctionnement de l’enfant et de sa capacité à discriminer:

Quelques questions utiles: visuel23

Le Chaînage : Il consiste à diviser une tâche en sous-objectifs pour faciliter l’apprentissage notamment avec une pensée séquentielle comme dans l’autisme. Le chaînage avant implique de guider la première sous-tâche, puis d’estomper, ensuite la 2ème sous-tâche et, le chaînage arrière consiste à commencer par la dernière étape. Dans tous les cas ici la division en sous-objectifs facilite la compréhension de la personne. Attention à bien détailler, et à être bien compris.

Un autre exemple pour favoriser l’autonomie à l’habillage :

visuel14

visuel15

Là encore, si demain l’enfant n’a plus à porter de pull, il se peut que ce schéma devienne problématique.

  • Observation et estompage :

Si la personne n’adhère pas à la structuration au bout d’un certain temps, voici quelques idées :

  • Le support visuel doit être réadapté (peu clair, inadapté, forme de représentation mal choisie)
  • Les besoins ont été mal identifiés
  • La guidance est trop faible
  • Le visuel peut poser problème dans sa forme (troubles neuro-visuels) ou tout simplement toutes les personnes autistes n’y seront pas sensibles de la même façon

Estompage : C’est le point le moins abordé et pourtant l’un des plus importants, si dans le séquentiel, on peut vite s’en passer, comment aider l’enfant à estomper un planning ou une structuration ? D’abord il est important de savoir que la guidance visuelle demeure la moins forte.  Toutefois il est possible quand les comportements sont acquis avec les supports visuels, de retirer une cloison, de ne mettre dans le planning que les choses importantes. Pour les séquentiels rapidement l’enfant aura acquis la pratique et lui-même ne se réfèrera plus au visuel.

  • Quelques exemples :

un premier pour guider sur un choix d’objet,  un deuxième  pour travailler les catégories :

Et même du visuel pour préparer à une situation  (Merci à Armelle MOTET-FEVRE)

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III) Quelques témoignages :

  • Julie : une personne diagnostiquée Asperger (formée Teacch chez Pro aid autisme)

J’ai de grosses difficultés au niveau des fonctions exécutives et le matin, quand je me lève, il m’est très difficile de m’organiser pour faire les tâches nécessaires (m’habiller, préparer mon fils.). J’ai tendance à tourner en rond, à  « brasser de l’air »comme on dit et à perdre énormément de temps. Cela est source d’anxiété qui aggrave encore plus mes difficultés à planifier et à exécuter les tâches.

Pour tenter de remédier à cela, j’ai créé un support visuel avec le déroulement de ma routine. Dessus, il y a les tâches à cocher au fur et à mesure. Je le suivais scrupuleusement au début, cela m’a permis d’automatiser les tâches et je n’ai plus tant besoin de le suivre maintenant. Le point négatif, c’est que quand il y a un imprévu or ce n’est pas noté dans le support, je suis déboussolée. Par ailleurs, je n’avais pas pensé à y mettre l’instant où je vais à la toilette, du coup, je n’y pensais pas malgré mon besoin et je me retrouvais dans l’urgence de devoir y aller. J’ai dû travailler ma flexibilité mentale pour me permettre d’y aller dès que j’en sens le besoin même si ce n’est pas noté dans le support.

  • Rose : Maman d’un enfant autiste (formée Teacch chez Pro aid autisme)

AspieConseil: Qu’avez-vous mis en place ?

J’ai mis en place un emploi du temps semaine et quotidien. Un séquentiel habillage un autre brossage de dents et encore un pour l’autonomie, par exemple prendre la douche tout seul. Je dois réévaluer et adapter à nouveau au fur et à mesure des évolutions et de mes erreurs. Ainsi, j’ai fait une erreur dans les étapes et la représentation spatiale de son corps et de l’ordre des actions des parties à nettoyer. J’ai ensuite réalisé un séquentiel spécial cheveux. J’ai ensuite organisé un chaînage avant et il a pu se débrouiller totalement seul dès la troisième fois. Actuellement je travaille sur l’autonomie du choix des habits en fonction de la météo.

AspieConseil: Que cela vous a-t-il apporté ?

Adrien a rapidement pu se saisir des supports. Diminution quasi totale des TC. Si échec c’est que la structuration est défaillante dans l’enchaînement. Il est apaisé car il sait ce qu’il doit réaliser comme tâches et quand. Cela a permis beaucoup plus de souplesse dans son fonctionnement.

AspieConseil: Quelles sont les limites ? (Estompages, …)

En ce qui concerne les limites et bien je dirais comme tu l’as évoqué l’estompage pour certaines tâches. Souvent en lien avec les profils de personnes TSA avec déficience intellectuelle en particulier ceux qui ont bénéficié des apprentissages à un âge avancé (adulte à partir de 20 ans). Malgré cela les capacités sont impressionnantes. Il y a plusieurs facteurs de non-réussite par rapport à l’estompage…. Mais si en amont on a bien pensé et créé le support le risque est beaucoup plus faible. Et l’apprentissage devient efficient. Acquis et généralisé.

Conclusion :

Au regard de ces témoignages, j’espère vous avoir fait prendre conscience de l’importance de l’outil visuel. Dans tous les cas, sachez que les supports de ce type sont un des nombreux outils à la disposition de l’intervenant et qu’ils doivent être utilisés avec d’autres approches. Il n’y a pas de supports qui fonctionnent tout seuls, ils demandent un travail d’encouragement, de maintien, de régularité pour que la personne puisse s’en saisir.

Un point d’importance, la guidance visuelle ne bloque pas l’apparition du  langage. Ce n’est pas parce que vous empêchez à une personne autiste d’accéder à la nourriture, qu’elle va prononcer « j’ai faim ». Vous le ferez mourir de faim, c’est tout ce que vous aurez réussi à faire. A l’instar de PECS©, la structuration visuelle ne défavorise pas le langage, elle permet au contraire de l’accompagner et s’il est déjà là elle facilitera la fluidité.

Enfin et c’est toujours le but de ce blog, un support doit être réalisé pour la personne autiste et si possible avec la personne autiste. N’hésitez pas à co-construire quand cela est possible.

Le facebook d’AspieConseil pour connaître les actualités, avoir des nouvelles, n’hésitez pas à liker et à vous abonner:
https://www.facebook.com/Aspieconseil/

Et si vous doutiez de sa pertinence, cette petite BD humoristique saura vous en convaincre:

BD support visuel

Ressources :

D’une classe à l’autre : https://www.autismediffusion.com/PBSCProduct.asp?ItmID=21202219

Les pictogrammes : https://www.lespictogrammes.com/

Livre d’initiation : https://www.autismediffusion.com/PBSCProduct.asp?ItmID=25606245

Logiciel :

Picto selector :

https://www.pictoselector.eu/fr/

Formation :

http://proaidautisme.org/le-programme-teacch/

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“Mens sana in corpore sano” : un esprit sain dans un corps sain.

Cette citation latine pour expliciter un des leviers trop souvent oubliés pour apporter un bien-être cognitif : essayer d’améliorer ses facteurs internes. Un diagramme pour comprendre les deux moyens d’influencer positivement son bien-être cognitif:

diagramme-article-2-1

Si l’environnement est un facteur évident pour améliorer ses fonctions cognitives, par exemple réduire les sources de stress, le bruit. Trop souvent, les facteurs internes sont oubliés. L’idée de ce chapitre c’est d’évaluer quelques leviers pour agir au mieux sur son fonctionnement interne. Dans un autre article, j’évaluerai comment améliorer son environnement. Il faut d’abord bien comprendre que la plupart de nos fonctions cognitives sont dépendantes de multiples facteurs, ainsi par exemple il est notable que le test de QI peut varier selon les conditions d’évaluation, selon des facteurs endogènes : dépression passagère, selon le lieu de passage. Ceci est encore plus vrai pour la mémoire, essayer de retenir une information dans un milieu bruyant est difficile, de même vouloir travailler quand la fatigue ou les désagréments digestifs sont nombreux est problématique.

Je vais débuter donc par les facteurs internes, d’abord parce qu’avant de vouloir changer son environnement il faut commencer par modifier ce qui est propre à soi et que nous pouvons changer plus simplement.Les facteurs internes sont souvent les plus délaissés car finalement beaucoup pensent ne pouvoir les modifier ou tout simplement ne sont pas conscients de leur impact sur les fonctions cognitives

I) L’alimentation

70% des personnes dans le spectre ont des problèmes intestinaux, et beaucoup de personnes Asperger s’inscrivent dans cette problématique. J’ai d’ailleurs participé à un prélèvement de microbiotes, aussi nier l’impact de l’alimentation me semble peu pertinent.

Une colopathie affectera forcément votre capacité à raisonner, à retenir, à supporter une situation. En outre il est notable que dans l’autisme, une ritualisation des repas et une sélectivité des aliments soient installées. Donc tout changement comme pour l’exposition nécessite une habituation lente ou une deshabituation lente, ainsi on pourra ajouter 5 grains de riz au repas puis 10 et ainsi de suite.
Quelques conseils simples mais qui ont une importance indéniable :

  • Manger équilibré : connaître ses besoins mais aussi ses intolérances. Rien n’est prouvé en la matière mais bon nombre de personnes autistes souffrent d’intolérances, au gluten, au lactose. Je ne préconise pas un régime sans gluten, car il demande souvent beaucoup d’engagements, mais simplement se connaître et ainsi pouvoir agir au mieux. Ainsi par exemple, pour moi des raisons médicales ont fait que j’ai dû limiter les aliments gras (cholestérol + triglycérides) et bien du coup la digestion est souvent plus légère, et je suis moins dérangé pendant le temps d’endormissement. Ce n’est pas miraculeux mais je dors avant 1h30 contre 3h auparavant…
  • Limiter les excitants (cafés, sucre rapide), une spirale bien connue des personnes qui ont des troubles du sommeil :diagramme-article-22
  • Les apports (vitamine, levure de bière, spiruline) : Ils sont à ajouter au besoin et à tester selon des carences éventuelles et un sentiment de bien-être.
  • L’hydratation : Comme beaucoup, je n’ai pas la sensation de soif, d’ailleurs j’ai un taux de créatinine un peu élevé à cause de cela. Bref, pour palier ce problème, il est possible de mettre des alarmes pour se rappeler quand boire. C’est une nécessité et la faible hydratation peut conduire à bien des risques médicaux en plus des constipations  et fécalomes.

II) Activité sportive/artistiques  relaxation: Un modérateur d’humeur

L’activité sportive: Soyons clairs, je déteste le sport, j’ai cette impression de vacuité pendant l’activité et d’inutilité au final, toutefois difficile de parler de facteurs internes sans l’évoquer. Je le ferai brièvement, peut-être comme pour m’exhorter. Mon seul sport consiste à faire du vélo d’appartement en écoutant un livre audio. Le sport permet une modération de l’humeur, plus fatigué l’énervement est souvent moindre. De même, il offre un meilleur ressenti de ses besoins et octroie  du temps pour soi. J’ajoute qu’il joue sur un autre facteur interne, le sommeil.

Il est aussi possible d’envisager des activités artistiques, qu’elle soit du temps passer à écouter de la musique ou du dessin etc. Pour ma part, un temps d’écoute musicale me permet de m’évader, c’est un temps hors du monde, hors des contingences matérielles, aussi je m’y adonne aussi régulièrement que possible.

Enfin, la relaxation est un véritable moyen de trouver une paix intérieure, de canaliser certaines émotions et même de favoriser les bons comportements. De nombreuses études indiquent que la pleine conscience est utile dans le cadre d’une prise en charge psychothérapeutique. Pour ma part j’ai beaucoup de mal à entrer en relaxation seul, et il me faut la présence d’un tiers sans doute. Toutefois, je vous donne un lien ici qui regorge de relaxation guidée à télécharger gratuitement :

https://www.pleineconscience-paca.com/la-pleine-conscience/t%C3%A9l%C3%A9chargements/

III) Le sommeil : retrouver sa force pour mieux gérer sa journée

Le sommeil est le point noir de l’autisme, nombreux sont ceux qui souffrent d’insomnies conséquentes. Nous n’allons pas traiter ici de l’environnement, mais il est clair que le sommeil nécessite un environnement particulier surtout pour des personnes qui ont du mal avec l’endormissement :

  • Une pièce chauffée relativement faiblement (<20°)
  • Un temps de coupure de divers écrans (cette partie là hélas n’est rarement appliquée chez moi)
  • dîner léger/ activités calmes/ arrêt des excitants (cf partie alimentation)
  • Un coucher aux premiers signes du sommeil
  • De l’exercice physique effectué dans la journée (voir plus haut)

Avant d’envisager une prise de mélatonine, hormone dédiée donnée souvent aux personnes dans le spectre, n’hésitez jamais à favoriser l’endormissement. De même il peut être écarter les différentes affections qui peuvent réduire le sommeil, la polysomnographie que j’ai passée a révélé une apnée du sommeil importante (74 IAH) et depuis mon appareillage, j’ai pu gagner en confort de vie. Si malgré tout, vous voulez prendre de la mélatonine, sachez qu’un dosage sanguin de l’hormone est possible et permet de constater les carences éventuelles

IV) le changement c’est maintenant ?

Cette 4ème partie non pas pour détruire mon triptyque habituel, mais pour mettre en garde, tout changement doit s’accompagner dans le temps. Comme pour l’exposition, le comportement, il faut viser une action à la fois. Il ne suffit pas d’arrêter les excitants un jour, pour que le temps de sommeil devienne normal. Tout changement doit être visé dans un processus au long cours. Pour éviter la problématique de la « punition », de la contrainte, il est toujours préférable qu’à chaque « contrainte » corresponde un temps de plaisir pour soi. Pour ma part, j’ai beaucoup de mal à trouver cela, mais en tout cas c’est vivement encouragé dans la psychothérapie.

En conclusion : Jouer sur les leviers des facteurs internes, c’est permettre à son corps de réagir au mieux. Deux cercles sont possibles, celui d’une mauvaise alimentation qui entraîne fatigue, manque de sport et qui finalement va engendrer un mal-être global. Un autre qui à l’inverse par une bonne alimentation, un sport modéré va permettre un mieux-être général. Cette partie contrairement à la première pourra sonner comme de la psychologie de comptoir et pourtant elle est essentielle. Si elle s’inscrit dans du bon sens, elle ne va hélas pas de soi et est fort négligée dans nos contrées. Encore une fois n’hésitez pas à témoigner, à critiquer, si besoin est. Le prochain article : « comment adapter son environnement à son bien-être » sera disponible semaine prochaine. Je me fixe des délais procrastination oblige….