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Autisme et emploi (I): Ces entreprises qui recrutent les personnes autistes

Aujourd’hui l’emploi pour les personnes autiste constitue un problème. Chez les personnes autistes les plus typiques, il est presque inexistant, chez les plus autonomes, il demeure difficile.

Avant d’entamer une série plus complète sur l’emploi, je voulais commencer par une interview d’Aspertise . Si pour moi ce modèle économique ne saurait être la réponse à l’emploi dans l’autisme, il n’en demeure pas moins un modèle intéressant à connaître. J’avais quelques préjugés négatifs (élitisme, validisme), aussi ai-je voulu interroger les principaux intéressés pour qu’ils présentent leur vision.

Je remercie Aspertise  d’avoir répondu sans détour à mes questions, et tenais aussi à remercier celles et ceux qui ont participé à Tipee qui permet de s’exonérer des publicités intempestives:
https://www.tipeee.com/aspieconseil

N’hésitez pas à commenter, aimer, interroger sur le facebook Aspieconseil:
https://www.facebook.com/Aspieconseil/

Les questions posées sont listée ci-après. Il suffit de cliquer sur chaque question pour se rendre à la réponse, pour celles et ceux qui ne veulent pas lire de façon exhaustive l’interview, sinon il suffit de lire l’article de façon linéaire

  1. Pourquoi avoir créé Aspertise ?
  2. Comment se passe un recrutement chez Aspertise ?
  3. N’y a-t-il que des personnes Asperger ? N’est-ce pas une forme de discrimination positive ?
  4. Quels aménagements sont proposés par Aspertise en termes d’environnement/condition de travail ?
  5. Comment se passe le relationnel avec le client ?
  6. Faut-il avoir déjà une expérience professionnelle dans l’informatique ?
  7. Est-ce possible d’avoir un mi-temps pour des personnes autistes avec une grande fatigabilité ?
  8. Faut-il forcément être HQI ? Embauchez-vous des femmes autistes ?
  9. Pensez-vous que le modèle Aspertise est déclinable dans d’autres secteurs ? à un autisme plus modéré, disons à l’autonomie moins grande ?
  10. Quelle valeur ajoutée y-a-t-il pour une entreprise à embaucher une personne autiste ?
  11. Quelle valeur ajoutée a Aspertise par rapport à une SSII plus traditionnelle pour la personne autiste ?
  12. Avez-vous un conseil à donner à une personne autiste qui entre sur le marché de l’emploi ?

1) Pourquoi avoir créé Aspertise ?

Il y a 2 raisons principales:

  • La première est que Frédéric Vezon, fondateur, qui a travaillé pendant 20 ans dans le secteur des hautes technologies cherchait un axe différenciant fort. Les sociétés qui proposent des prestations en IT sont nombreuses sur le marché et il y a parfois très peu de différence entre les multiples prestataires. De par sa vie personnelle, Frédéric a eu connaissance de l’autisme, des capacités rares des personnes atypiques et de leur perception « out-of-the-box », de leurs qualités (sérieux, franchise, goût du travail bien fait, etc); c’était pour lui des facteurs différenciants importants à intégrer dans un modèle d’affaires.
  • La deuxième raison tient dans l’atypisme lui-même de Frédéric : comme beaucoup d’atypiques, il a préféré créer son propre environnement de travail mais aussi permettre à d’autres collaborateurs d’évoluer selon leurs aspirations, avec respect de leur mode de fonctionnement (au naturel : pas de pression « normalisante »), pas de jeux politiques, un salaire à leur juste valeur, etc.

2) Comment se passe un recrutement chez Aspertise ?

En amont, les postulants peuvent nous contacter en indiquant simplement qu’ils sont intéressés et préciser les domaines d’intérêt (développement / big data / sécurité / intelligence artificielle). S’ils n’ont pas de CV, ce n’est absolument pas gênant. Nous demandons toujours aux postulants s’ils ont un moyen de communication privilégié (email? tél? Skype? sms?) car nous savons que les 1ers échanges, l’inconnu peuvent être stressants et que certains canaux sont très inconfortables pour les autistes.

Ensuite, nous convenons d’un rdv, soit de visu, soit à distance, à la convenance du candidat. L’attente étant difficile pour beaucoup, nous sommes vigilants à être très réactifs dans les échanges.

Il n’y a pas d’entretien de recrutement chez nous, simplement un rdv pour identifier les domaines/périmètres d’intérêts en informatique du candidat + passer en revue les particularités (très important pour trouver une mission adéquate) et naturellement expliquer comment se passe le recrutement, les process de la société puis passer en revue les questions du candidat. Nous cherchons également à évaluer la capacité de travailler en équipe et les problématiques potentielles d’environnement.

3) N’y a-t-il que des personnes Asperger ? N’est-ce pas une forme de discrimination positive ?

Il y a une majorité de personnes autistes, mais il y a aussi des collaborateurs avec dys- ou avec douance. De nombreux postulants sont TDA/H.

Nous ne voyons pas cela comme de la discrimination positive car nous ne sommes pas fermés, ce qui nous réunit tous est la passion (ou intérêts particuliers 🙂 ) dans nos domaines.

Il y a également des NT qui fonctionnent mieux selon ce mode-là, on l’a vu à l’Ecole 42 où nous avons donné une conférence et discuté avec les élèves. Aujourd’hui les types de structures d’entreprise sont majoritairement pyramidales mais cela ne convient pas à tout le monde. Tout comme l’école de l’EN ne convient pas à tous et on voit des modes d’éducation alternatifs prendre de l’ampleur.

4) Quels aménagements sont proposés par Aspertise en termes d’environnement/condition de travail ?

En interne, nous sommes ouverts à 100% sur la possibilité d’aménagement, tout va ensuite dépendre du type de poste occupé par l’Collaborateurs donc cela peut radicalement varier : nous avons des collaborateurs pouvant faire 2 à 3 semaines de télétravail par mois alors que pour d’autres (qui travaillent par ex. dans la cybersécurité où il faut « badger » et où le client a besoin de voir les ingénieurs avec lesquels ils collaborent) c’est moins envisageable.

Dans le travail d’adéquation que l’on fait, nous prenons en compte l’environnement relationnel, la distance géographique au domicile, l’espace de travail (lumière, bruit etc) et des particularités du collaborateur. Nous avons par exemple loué un appartement pour un data scientist à 15mn du lieu de mission, car dans ses expériences professionnelles précédentes, il arrivait à 9h du matin complètement surchargé sensoriellement et déjà fatigué après 1h dans les transports en commun. Nous avons donc géré la location d’appartement, la souscription edf, internet de manière à éviter les démarches administratives compliquées pour de nombreuses personnes sur le spectre.

Autre ex. en mars, à l’annonce des grèves nationales, l’équipe s’est préparée pour anticiper les collaborateurs qui seront directement touchés par les grèves dans les transports. On a proposé de mettre en place du carpooling pour ceux qui le souhaitent, envoyé un calendrier des grèves à tout le monde, on accompagne aussi spécifiquement nos consultants sur le sujet : applications à télécharger, relations avec le client en cas de retard, si fatigue accumulée dans les conditions de transports bondés on veille à prendre des jours de congés, bascule en télétravail pour certains, etc. C’est un évènement social national qui peut considérablement impacter le quotidien de nos équipes, on en a conscience.

Notre approche étant centrée sur nos collaborateurs et leur bien-être, nous n’acceptons pas nécessairement de travailler avec toutes les sociétés qui nous contactent, nous choisissons des environnements adéquats et des sujets de travail qui seront stimulants pour nos collaborateurs.

Notre objectif est une relation à long terme avec nos clients et nos salariés.

5) Comment se passe le relationnel avec le client ?

Il est géré par la direction commerciale, et en grande transparence avec le collaborateur.

Nous développons une relation spécifique tripartite avec le client : ASPertise-Collaborateur-Client. Ce qui nous permet d’éviter à nos salariés de gérer cette relation atypique-neurotypique, parfois difficile. De plus cela permet d’être réactif face à un besoin client ou collaborateur. L’intégration est ainsi facilitée.

6) Faut-il avoir déjà une expérience professionnelle dans l’informatique ?

Non. Nous avons engagé en CDI 2 jeunes collaborateurs dont c’était la 1ère expérience professionnelle. Néanmoins aujourd’hui, des connaissances en informatique sont nécessaires pour pouvoir travailler tout de suite avec les clients.

7) Est-ce possible d’avoir un mi-temps pour des personnes autistes avec une grande fatigabilité ?

Nous avons plusieurs demandes dans ce sens. A ce jour, nous n’avons pas (encore) de clients avec qui nous pourrions fonctionner sur ce mode. Nous aimerions avoir des missions en mi-temps, cela se fera peut-être dans un second temps.

8) Faut-il forcément être HQI ? Embauchez-vous des femmes autistes ?

Absolument pas! En fait, nous ne sommes pas portés sur les « étiquettes ». Nous utilisons le mot atypique car cela évite de délivrer des informations ou diagnostics qui sont des données médicales et donc personnelles. Chaque collaborateur choisit d’évoquer ou pas ses particularités.

L’entreprise est ouverte à tout type de passionné par son domaine. D’ailleurs, nous avons même recruté quelques NT! 🙂

Nous avons plusieurs femmes autistes. Nous nous sommes rendus compte en répondant à un appel d’offres d’un grand groupe que nous avons une parité parfaite (50% de femmes), une pyramide des âges allant de 24 à 56 ans, une diversité des origines. Tout cela sans aucune politique de diversité bien sûr, car nous sommes encore une petite entreprise. Ce qui montre que lorsque l’on ne regarde qu’aux compétences, la diversité est représentée structurellement, naturellement.

Je dois préciser un point important : une grande partie de nos collaborateurs est inconfortable pour être mis en lumière, tiennent à leur anonymat (pas de photo, pas de facebook, pas d’interview journalistes) et nous respectons cela car ça fait partie de leurs particularités et personnalités. Cela explique pourquoi les présents sur notre site internet par ex. ne reflètent pas notre effectif.

9) Pensez-vous que le modèle Aspertise est déclinable dans d’autres secteurs ? à un autisme plus modéré, disons à l’autonomie moins grande ?

Absolument, et nous l’encourageons fortement! Le choix de l’informatique était naturel car la société a été créée et est gérée par des professionnels ayant fait carrière dans ce domaine. Il faut plus de personnes qui entreprennent, dans tous les secteurs possibles. Il n’y aucun métier restreint pour les autistes, il faut juste choisir un métier en tenant compte à la fois de ses aspirations, aptitudes et particularités.

Notre objectif est que plus nous aurons de grandes équipes (en interne ou sur site), plus nous pourrons intégrer des personnes avec moins d’autonomie. C’est un travail qui se fera sur le temps. Aujourd’hui ça se passe bien avec nos clients, et ils passent de 1 à 2 personnes, puis 3 en terme d’équipe.

Si on pouvait intégrer dès aujourd’hui des collaborateurs non-verbaux par ex., on le ferait. Cela n’a, pour nous, aucune incidence sur les aptitudes techniques et notre évaluation des compétences des personnes.

Sans parler d' »autonomie », on peut parler de « cadre de vie »: nous avons reçus plusieurs candidatures via des SAMETH, des SAMSAH, provenant de personnes disposant d’autonomie mais dont l’agenda quotidien est l’HDJ. On le voit aujourd’hui : (re)trouver un emploi dans lequel on est utile permet de sortir de la spirale médico-sociale pour certains, ils retrouvent un équilibre personnel grâce à une activité professionnelle dans laquelle leurs compétences sont reconnues et valorisées. Ils reprennent confiance en eux.

On prend en considération ces candidatures comme toutes les autres et on a un peu d’expérience (= recul) en terme de recrutement : pour le moment, ça fonctionne bien.

10) Quelle valeur ajoutée y-a-t-il pour une entreprise à embaucher une personne autiste ?

Les cerveaux autistes ont une perception généralement différente et cela permet d’aborder les problématiques avec d’autres angles de vue. La plupart des équipes en entreprise sont cognitivement homogènes et comme le dit le dicton : « à force de penser de la même façon, on obtient les mêmes résultats ». Or, le fuel du progrès est l’innovation et l’expertise. Il ne s’agit pas de génie mais réellement de mettre à profit un mode de fonctionnement  qui est rare et donne d’autres perspectives. Beaucoup de personnes autistes sont attachées au travail bien fait, ont une grande rigueur, ont une franchise qui sont de réels atouts pour les employeurs.

11) Quelle valeur ajoutée a Aspertise par rapport à une SSII plus traditionnelle pour la personne autiste ?

Le monde des SSII (ou ESN aujourd’hui) est perçu comme étant totalement impersonnel, parfois décrié quand seul le client compte et que le consultant est délaissé.

La structure d’ASPertise est faite au contraire pour une proximité avec les collaborateurs: beaucoup d’éléments nous connectent, soit nos fonctionnements cognitifs, soit nos intérêts spécifiques. Avec le type de collaborateurs que nous avons, nous ne pouvons pas nous permettre qu’ils dépérissent sur une mission sans intérêt ou de les laisser « se débrouiller » dans la relation avec le client.

Chez certaines ESN, les consultants ont l’impression d’être engagés par le client mais ce dernier ne les manage pas; c’est une situation très délicate. Nous faisons le maximum pour que les consultants sentent qu’ils font partie d’ASPertise. Nos outils collaboratifs (via internet) permettent énormément d’échanges entre des collaborateurs sur des sites distants par ex. Et nous favorisons de façon structurelle les échanges IRL ou IVL entre les collaborateurs même en dehors des projets.

Nous sommes transparents avec nos collaborateurs et partageons l’information lorsque nous pouvons entrevoir certaines réserves. On fonctionne beaucoup par discussion / accord du collaborateur. Si en fonction de ses connaissances, cela peut nécessiter un délai important pour lui trouver une mission car moins de demandes, nous le disons d’emblée. C’est une question qui revient souvent…

12) Avez-vous un conseil à donner à une personne autiste qui entre sur le marché de l’emploi ?

Oui : nous les autistes, avons pour la plupart notre place sur le marché de l’emploi. Il faut prendre en compte aussi bien les particularités que les atouts. La difficulté est parfois d’identifier ces atouts et de savoir comment les présenter.

Je voudrais juste ajouter un dernier point : chez ASPertise, nous n’essayons pas de « vendre du rêve ». L’équipe est constituée de personnes qui font partie de la « sphère autiste » depuis plusieurs années (des détectés « tardifs » pour la plupart) certains cherchaient du travail, d’autres étaient en poste et à la recherche de « sens ». On ne prétend pas être parfaits et faisons du mieux que l’on peut en incluant nos collaborateurs pour une amélioration constante. Si des personnes souhaitent en savoir plus et poser des questions, nos collaborateurs seront plus à l’aise en « one-to-one » que via les méthodes classiques de journalisme ou de communication à grande échelle.

Aujourd’hui nous sommes la seule entreprise française auto-gérée par des autistes (à notre connaissance) mais on est persuadés qu’avec le temps, il y a aura de plus en plus d’initiatives par et pour les autistes et dans divers secteurs d’emploi. Il y a des SCOP qui commencent à se mettre en place aussi chez les freelance autistes, c’est un autre modèle que le nôtre qui est très intéressant et peut être une solution d’emploi solide et saine!

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Structurer son espace de vie

Lors de l’accompagnement d’un enfant autiste, il est souvent pris en compte aussi bien son comportement, ses sensorialités que son environnement. Ceci est beaucoup plus rare dans le cas d’une personne adulte autiste. Or l’avantage de travailler sur ce thème est de prendre en compte l’ensemble des spécificités liées à l’autisme et d’offrir une technique proactive simple pour limiter l’anxiété.

Aussi j’ai trouvé intéressant de développer ce sujet : structurer un espace de vie. Comme à mon habitude, j’envisage ce fameux triptyque d’un plan à trois parties. D’abord comprendre pourquoi structurer son espace, enfin comment le faire et en troisième partie je proposerai des exemples de structurations possibles ainsi qu’une infographie.

 

I) La Structuration de l’espace: une évidence dans l’autisme

La structuration de l’espace de vie est très importante pour une personne autiste. L’environnement structuré devient prévisible et plus simple à appréhender pour la personne autiste. En effet la recherche de dossiers ou d’objets est facilitée, elle favorise une réduction des stimulus visuels. Une bonne structuration s’appuiera avant tout sur les spécificités de l’autisme et favorisera une routine efficace.

Il est ainsi possible de donner des points de repère importants et de profiter des grandes capacités visuelles des personnes autistes. Chez les enfants autistes, on utilise une structuration du temps et de l’espace, ce qui a été développé notamment dans l’approche Teacch, bien qu’elle ne se résume nullement à cela.

structuration

Il convient toutefois de souligner quelques problématiques :

  • Un environnement structuré se maintient, il faut donc agir pour que dans le temps la structuration perdure. Pour cela il vaut mieux le faire au fur et à mesure
  • Si cela favorise la routine à domicile, cela peut engendrer une certaine anxiété dans un environnement extérieur.
  • Il est important de personnaliser votre lieu de vie, son agencement et au besoin de le modifier si l’organisation ne vous correspond pas

Quelques liens pour aller plus loin :

Théorie de la cohérence centrale, même si je n’y adhère pas : https://www.participate-autisme.be/go/fr/comprendre-l-autisme/qu-est-ce-que-l-autisme/les-theories-sur-l-autisme/le-manque-de-coherence-centrale.cfm

Les fonctions exécutives :Les fonctions exécutives

Sentiment d’efficcacité : Sentiment d’efficacité personnelle

II) Comment structurer?

Il est important de favoriser une structuration précise avec un environnement non chargé. Par exemple, Il peut être idéal de placer son bureau face au mur, dos aux fenêtres, avec des cloisons séparatrices ajustées aux besoins de la personne. Il peut être utile de favoriser des murs neutres, des sols non bruyants, des lumières indirectes.

Ceci permettra d’éviter les stimulus sonores et visuels. La personne autiste aura tendance à être fortement influencée par les nombreux stimulus et son rythme de travail pourrait s’en trouver spécialement affecté.Il est possible d’utiliser des espaces sensoriels qui seraient en quelque sorte votre lieu dédié pour vous ressourcer et ceci limitera aussi le risque d’effondrement. Pour cela, vous pouvez utiliser du matériel spécifique que l’on peut trouver chez Hoptoys, mais aussi du matériel plus usuel et surtout moins cher dans des magasins non spécialisés. Une tente, un lit avec une couverture lestée.

Quelques règles qui peuvent aider la personne autiste :

  • Un espace pour une fonction. A chaque lieu est défini une fonction. Pourquoi ne pas découper votre espace de travail en zone pour augmenter l’efficacité ?
  • Mieux dissocier l’espace, c’est lui donner un sens, pourquoi pas une fois ceci réalisé en faire un plan pour que vous appreniez à mieux distinguer les différentes fonctions
  • Si besoin est, n’hésitez pas à limiter les distracteurs, ça peut aller de simples stores à des cloisons de bureau
  • Trier vos papiers par thématique, par exemple emploi, mutuelle, assurance, garantie, n’hésitez pas pour cela à utiliser des codes couleurs.
  • Privilégiez des tiroirs transparents pour mieux visualiser leur contenu ou des tiroirs avec un visuel important
  • Organiser une fois par mois voire par semaine, un retour sur votre structuration pour vérifier que tout est à sa place et aussi le rangement d’objets inutilisés

III) Exemple d’organisation :

bureau TSA

Conclusion : Cette première approche souligne les avantages d’une structuration spatiale pour la personne autiste même autonome. Cela renforcera son indépendance dans de nombreuses tâches tout en offrant une meilleure productivité. Cette approche respecte les spécificités de l’autisme et permet donc d’offrir un environnement tout à fait adapté.

Sachez que l’approche Teacch © est loin de se limiter à cette unique perspective, puisque le temps, les procédures sont aussi des concepts inhérents à Teacch. L’idée est aussi de faire grandir l’indépendance pour l’enfant et l’adulte afin de favoriser la réalisation, l’auto-contrôle dans le cadre d’un enseignement. Elle s’appuie sur le profil de la personne pour lui offrir un environnement permettant de développer des compétences et favoriser son indépendance.  L’idée majeure est d’offrir un sens aussi bien aux tâches qu’à ce qui entoure la personne autiste. Structurer son espace est enfin un facteur externe pour limiter le risque de sur crises.

Le facebook Aspieconseil, n’hésitez pas à vous abonner/aimer :
https://www.facebook.com/Aspieconseil/

Quelques ressources:

Trier ses papiers

Méthode Marie kondo

L’infographie liée:

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Quelques infographies sur l’autisme

Depuis quelques temps, je développe des infographies sur l’autisme, tout d’abord parce qu’elles sont plus accessibles,  ensuite parce qu’elles sont plus facilement partageable. Afin de les répertorier, j’utiliserais cet article, vous pouvez les utiliser pour des sensibilisations, mais n’hésitez pas à me contacter avant pour le faire.  N’hésitez pas à cliquer sur les infographies pour les agrandir et à les partager directement via le facebook Aspieconseil

Si vous voulez m’encourager financièrement, pour que je puisse avoir accès des banques de données d’images, des logiciels de dessins, peut-être un jour envisager l’achat d’une caméra:

https://fr.tipeee.com/aspieconseil

Mise à jour 03/07/2018: une infographie sur la structuration liée à cet article Structurer son espace de vie

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Une infographie sur les soins somatiques dans le TSA liée à cet article:Mieux prendre en compte les soins somatiques dans l’autisme

 

soins somatique

Mise à jour: mes deux dernières infographies sur la dépression, je propose cet article pour lutter contre les angoisses: Lutter contre les pensées envahissantes

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Pour mieux partager globalement, retrouvez toutes les infographies ici:
https://www.facebook.com/Aspieconseil/?ref=br_rs
1ere série d’infographie sur l’identification (lien vers l’article dédié):Identifier le profil d’une personne autiste

2eme série  sur les différences liées au genre: L’autisme à l’épreuve des spécificités liées au genre

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Le validisme:
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La sensorialité avec l’article dédié : L’Autisme dans tous les sens

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Sous-handicap, sur-handicap, une juste nuance à trouver

Il y a un an et quelques jours, j’entamais mon premier sujet sur l’exposition la juste nuance à trouver (Sous exposition / Sur exposition : Une juste nuance à trouver). Alors rédiger un article avec ce titre aujourd’hui peut paraître redondant, inutile. Pourtant je pense qu’il est pertinent d’explorer nos difficultés, notre représentation de celles-ci et ce rapport de l’autisme à notre identité.

Beaucoup d’adultes Asperger ne savent pas évaluer les difficultés qu’ils rencontrent. Ils composent ou les ignorent pendant des années au risque de tomber en vive dépression. A l’inverse, ils peuvent se replier sur eux-mêmes, tomber dans l’auto apitoiement et dans le repli.

Je commencerai donc par définir le sous handicap et en quoi celui-ci est nuisible. Ensuite j’analyserai le sur-handicap, enfin je tenterai de trouver cet équilibre que nous devons trouver. En résumé, une étude en triptyque pour ne pas trop bousculer mes lecteurs habituels.

 

I) Le sous-handicap :

 

Je définis la notion de sous handicap ainsi: une minoration des difficultés des personnes au quotidien. Celle-ci est tantôt consciente, tantôt elle s’opère inconsciemment.

Ainsi par exemple, une étude qui met en exergue cette sous-évaluation des problématiques est la suivante. Une étude a été réalisée sur 200 personnes proposées à une évaluation clinique de l’autisme. Celles-ci devaient préalablement remplir un questionnaire, l’AQ (voir lien). Cet auto-questionnaire fort connu dans le milieu évalue en fonction des réponses un seuil pour repérer les personnes autistes. Il s’avère que 64% des personnes qui aux auto-questionnaires avaient un score en dessous des seuils étaient en réalité des « faux-négatifs » et avaient bien un TSA. Elles évaluaient donc fort mal leurs difficultés qui se retrouvaient à l’ADOS (Au commencement était le diagnostic (première partie)). Merci à ce groupe pour ces infos et particulièrement à Adeline :https://www.facebook.com/autisme.regards.croises/

Pourquoi ce sous-handicap semble-t-il si présent dans l’autisme Asperger ? D’abord du fait du diagnostic tardif. Beaucoup ont  fonctionné jusqu’alors tant bien que mal. ils ont souvent mis en place des compensations pas toujours fonctionnelles, mais ont l’impression d’être adaptés.

Ensuite parce que beaucoup d’adules Asperger peinent à analyser leurs souffrances. Ils pensent que leur comportement est tout à fait normé, qu’ils ont de bonnes habiletés sociales. Ils manquent d’insight, c’est-à-dire qu’ils ne s’évaluent pas correctement. Un tiers (famille, compagnon, compagne ou psychologue) est nécessaire pour estimer au mieux leurs difficultés.  Par exemple, Mon score total à l’Aspie-quiz fut réévalué de 30 points quand ma femme a rempli ce questionnaire. Je manquais beaucoup de distance tant sur la perception que les autres avait de moi, que sur mes difficultés réelles.

Une dernière explication pourrait être la suivante : les personnes autistes s’évertuent tellement à compenser qu’il devient difficile de mettre en exergue les problématiques de leurs vies.

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Des personnes vivent des situations fatigantes et anxiogènes dues à un environnement hostile et pourtant ne semblent pas en avoir conscience. Elles composent autant qu’elles peuvent pour finir souvent broyées. Il est important qu’elle puisse avoir un diagnostic et des adaptations faute de quoi les conséquences peuvent être très importantes allant jusqu’au suicide. Hélas encore une fois le problème est lié à l’absence de diagnostic précoce.

II) Le sur-handicap

Je définis la notion de sur-handicap comme la surévaluation des difficultés Celle-ci est tout aussi présente et peut être conscience. Comme le sous handicap, cela se retrouve souvent après la pose du diagnostic toutefois il n’y a pas de règle.  Beaucoup l’affirment d’ailleurs : « Je vais pouvoir enfin vivre mon autisme sans se cacher ». A mon sens cette période transitoire est classique mais devient problématique quand elle s’installe.
Quand elle est installée, les personnes autistes peuvent se mettre à imiter une certaine image de l’autisme qu’elles ont.Ainsi elles peuvent abdiquer tout ce qu’elles réussissaient avant leur diagnostic et se replier. Le risque est inhérent à tout diagnostic tardif. D’autant plus dans l’autisme où souvent le diagnostic se lie à l’identité. La personne reprendra par congruence ce qui ressemble dans son histoire à cette image de l’autisme. Les personnes sans le vouloir peuvent même entamer une dynamique de comportements autistiques plus marqués. Ceci alors même qu’elles sont réellement autistes.

L’identité est un ensemble de représentations que l’individu garde en mémoire. Le schéma de soi est cette mémoire choisie, il garde de notre mémoire les évènements liés à notre identité multiple. Le concept de soi dynamique est moins figé, il est influencé par notre identité  mais interagit avec nos comportements.

Le problème d’un diagnostic tardif est qu’il déstabilise le concept de soi immuable. Qui suis-je désormais que je sais que je suis autiste ? L’identité a besoin d’un self stable qui embrasse la vie dans une continuité. Face à ce diagnostic tardif, la question est entière, suis-je la personne qui composait très mal avec la société ? ou bien celle qui est aujourd’hui diagnostiquée autiste ? Ce sur-handicap n’est donc pas inhérent à la personne mais bien à ce retard de diagnostic, qui pousse des personnes autistes Asperger à quitter leur emploi, à se replier et au final à souffrir. C’est aussi ce qui peut conduire chacun de nous à relier des épisodes triviaux de la vie à notre identité autistique : « j’ai raté une conversation parce que je suis autiste ».

Pourquoi parler de ça ? Pas pour dénoncer des personnes en souffrance, loin s’en faut mais pour inviter à une réflexion globale. Ce sur-handicap conduit à bien des souffrances. Ce « self » qui se relie à l’autisme ne doit être que temporaire faute de quoi la souffrance est aussi importante que dans le sous handicap. Je ne suis pas au-dessus de ça, tous nous sommes sujets à cette inclination. Même si je n’ai jamais su garder un emploi, je vois à quel point j’ai réduit ma sociabilité depuis mon diagnostic.

Le risque est la sous-habituation mais aussi tomber dans une quête infinie de diagnostics et de prises en charge. J’ai des troubles attentionnels, une dyspraxie, un spécialiste m’a proposé de voir un psychomotricien, un neuropsychologue. Finalement n’est ce pas une quête de la normalité perdue d’avance ? Et puis n’ai-je pas fonctionné jusqu’à aujourd’hui sans cela?  De même, je peux  travailler  dans des protocoles, des scénarios sociaux, pour des activités que je pratiquais sans mal préalablement. Passer mon temps de thérapie ne m’apporterait que peu de bénéfices et ne ferait qu’affaiblir mon sentiment d’efficacité.

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III) Mais alors comment trouver cette juste nuance ?

Autistes et NT évoluent, personne n’est figé dans les difficultés et nous pouvons faire fi des déterminismes génétiques. Cette évolution doit permettre de fonctionner au mieux avant tout pour nous-même. Cela peut passer par de l’accompagnement, des outils, de l’aide ou une reconnaissance MDPH. J’apprécie d’être accompagné par une psychologue qui me fournit de nombreux outils, mais même si j’apprécie les outils visuels, je ne me laisserai pas asservir par eux. J’en propose aussi, disposez-en mais ne tombez pas dans une dépendance envers eux.
Cette juste nuance doit être recherchée quelques temps après le diagnostic, notamment par des hétéro-questionnaires. Comment fonctionnais-je avant le diagnostic ? Qu’est ce qui finalement me faisait défaut, qu’est ce qui me coûtait ? Il ne faut pas ignorer les difficultés sous peine d’en souffrir, il ne faut pas majorer celles-ci sous peine de s’isoler et de réduire son sentiment d’efficacité (Sentiment d’efficacité personnelle) . Vos forces et faiblesses étaient préalables au diagnostic et l’autisme ne le résume pas. Le diagnostic permet de mieux se connaître, permet de prendre conscience de certaines limites qui conduisait à un épuisement physique et moral et en cela il demeure un atout important. Mais il n’est pas une reconnaissance d’une identité.

Aujourd’hui plus que jamais cette question touche aussi les enfants autistes. Enfant, beaucoup étaient en situation de sous- handicap et souffraient en silence. Aujourd’hui, le sur-handicap pourrait défavoriser l’inclusion des enfants ainsi :

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En conclusion :

Je plaide pour un diagnostic précoce qui évite ces écueils, mais aussi pour un accompagnement réel post diagnostic quand celui-ci est nécessaire. Faute de cette réalité pour beaucoup d’entre nous, j’espère vous inviter à cette réflexion qui à mon avis peut toucher tout le monde et d’abord moi-même. Cet article ne se veut pas une critique. Beaucoup de personnes autistes sont aujourd’hui en situation de sous handicap et souffrent en silence. Le sur-handicap ne saurait être une solution.  Le diagnostic m’a aidé j’ai 40 ans très peu d’expériences professionnelles, diagnostiqué à 37 ans et j’ai plus travaillé après le diagnostic qu’avant.

Enfin, je voulais remercier chacun d’entre vous pour votre suivi, il y a un an, je venais de perdre l’emploi de mes rêves et je n’aurais jamais pensé que mon site puisse rassembler autant de vues .

Le facebook pour commenter, partager:
https://www.facebook.com/Aspieconseil/

Bibliographie utile:
http://www.jle.com/download/pnv-280203-le_soi_a_la_loupe_des_neurosciences_cognitives–WlJN838AAQEAABAzHx4AAAAE-a.pdf

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Résolution des problèmes (II) : On trouvera bien une petite astuce pour le travail

Habituellement beaucoup de concepts théoriques sont évoqués, là point de triptyque, point d’études, essayons de suivre pas à pas ensemble une manière de résoudre les problèmes. Pour cela je vais utiliser un protocole normalisé, il est discutable. Toutefois il permet de s’inscrire dans une solution simple qui laisse peu de place à la subjectivité et donc de dégager intellectuellement les différentes solutions, les évaluer et en opter pour une ou plusieurs.  Evidemment en dehors de l’autisme, tout le monde peut utiliser ce type de résolution

Pour le titre, je le dois à mon amie Mathilde et son éternel optimisme. N’hésitez pas à consulter mon article précédent sur le sujet:Il n’y a pas de problème, il n’y a qu’une bonne solution à trouver.

Voici le protocole :

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Étape 1&2 : Repérer et prioriser les problèmes :

Pour faciliter la compréhension, à chaque étape ou comme ici dans les deux premières, je proposerai des mind-maping, ceux-ci garantissent un visuel simple. Un problème est par définition une situation où je dois prendre une décision ou mettre en place une action. Cela peut être aussi un état latent qui provoque des angoisses. Pour discriminer le prioritaire du non prioritaire, un point peut être la question d’impact sur la vie ou l’urgence. Dans mon cas, voici ce que j’ai noté :

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Étape 3 : Définir le problème à l’aide de questions simples (qui, quand, quoi, où, pourquoi, comment je réagis face à la situation). Dans cette partie, il est primordial que les faits observés soient mesurables. Je n’ai gardé que « trouver du travail » pour l’exemple :

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Même si j’essaie d’être le plus objectif possible, toutes les parties évoquées ne sont pas des faits mesurables. Mais heureusement dans la méthode que je propose, nous verrons plus tard les différents biais qui peuvent aider à reprendre des comportements objectivables.

Étape 4 :Repérer les biais cognitifs:

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Étape 5 : Émotions et comportements associés au problème :

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Étape 6 :Brainstorm des solutions : lister toutes les solutions même les plus farfelues

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Étape7 : Estimer avantages et inconvénients des solutions :

Ensuite chaque solution doit être éprouvée ainsi, évidemment les solutions ne sont pas exclusives, je peux relancer Cap emploi et chercher une formation

Solutions étudiées

Avantages

Inconvénients

Embaucher un coach pour l’emploi

+ personne mieux formée pour l’insertion professionnelle

+connaissance du marché

– Formation disparate

– Mauvaise expérience
– Psychologue déjà sur cet axe

Trouver du bénévolat pour m’épanouir

+ Sentiment d’efficacité

+ Possibilité dans le monde de l’autisme

– Financièrement
– Difficulté d’apprehénder le rapport besoin des associations/capacité d’apport

Me rendre à un forum de l’emploi

+ emploi parfois spécialisé (avec une RQTH)

+ plus simple qu’un entretien

+ entreprises qui embauchent

– L’emploi est circonscrit à Paris et impossibilité de déménager

– Lieux bruyants, peu accessibles, éloignés

Postuler à un emploi informatique reservé aux autistes Asperger

+ Domaine connu et études en rapport
+ Emploi sans doute aménagé
+ Compréhension des problématiques Asperger

– Paris (5h de trajet min)

– Mauvaises expériences vécues en informatique
– Plus à jour sur la programmation

– Temps partiel rarement accepté

Trouver une formation reconnue en autisme/intervenant

+ Pouvoir intervenir auprès d’enfants et leur apporter de l’aide
+ Apprendre de nouvelles connaissances sur l’autisme

+ indépendance

+ liberté des horaires

+ IR autisme

+ Acceptation des parents tel que je suis

– Prix

– Reconnaissance disparate (formation courte)

– Nécessité présentielle
– Manque de formation

– Risque de hiérarchie forte psychologue/intervention avec peu de marge

Étape 8 : Choix de la solution
Tout d’abord il est utile d’éliminer les solutions impossibles, inacceptables, inenvisageables ou peu pertinentes sur le propos. C’est le travail, le plus difficile, car il ne réside pas en un simple décompte du positif et du négatif mais d’une réelle pondération. Par exemple, si j’ai un travail qui m’interesse vivement mais qui se trouve à 500 km, qu’il doit être pourvu la semaine prochaine, même s’il ne présente comme désavantage que la distance, il doit être écarté. Ma solution : Formation à l’autisme

Étape 9 :Action : Mise en place de la solution

  • Découpage en sous objectifs selon les moyens listés plus haut

  • Planification de chacun d’eux

  • Maintien de l’action jusqu’à la réalisation.

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Étape 10 : évaluation de la solution

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En conclusion : Cet article est avant tout pratique et visuel. Il affiche, des principes objectifs dans une volonté de résoudre une situation qui paraît inextricable. Bien entendu, certains points peuvent être changés, et le but est toujours l’appropriation des outils pour qu’ils puissent être exploités simplement dans des circonstances quotidiennes.

N’hésitez pas, si vous en concevez un, de l’afficher en commentaires ou de me le signifier en mp. Je serai ravi de savoir que d’autres exploitent ce type de proposition avec succès. Pour l’utilisation du mind-Maping, n’hésitez pas à consulter cet article qui offre l’avantage de proposer une solution simple et gratuite (Mind Mapping: s’il vous plait, dessine moi l’autisme…)

Pour aller plus loin, mon dernier article sur les intérêts spéciaux et le travail:
Les intérêts restreints: un intérêt pour tous!

Rappel de la procédure:

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Autisme et couple, le noir et le blanc…

Une fois n’est pas coutume, je rédige un article rapide. Par rapide, j’entends qu’il me prendra maximum 2 jours, soit à peu près 3-4 heures. Aussi il aura sans doute moins de matières qu’habituellement. Rassurez-vous le prochain sur les fonctions exécutives ne manquera pas d’être nébuleux.

Revenons à notre couple, pour des personnes atypiques comme celles que forme notre couple, la première difficulté est de se comprendre et ensuite de trouver des compromis, pour pouvoir rendre la vie plus « satisfaisante ». Aussi cet article rapide, sera toujours en une forme triptyque mais rapidement décrite. Le pré-requis pour entrer dans cet article est d’être face à deux personnes réellement volontaires pour s’accorder. Je tiens encore une fois à remercier ma psychologue qui a plus que fortement contribué à l’élaboration de ce diagramme.

I) «  Connais-toi toi-même » pour l’exprimer à l’autre:

Je propose un mind-mapping, pour ceux qui ont du mal avec ce type de diagramme, n’hésitez pas à vous reporter à mon précédent sujet (Mind Mapping: s’il vous plait, dessine moi l’autisme…)

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Ce schéma présente les grands principes que vous devrez ensuite rédiger. L’hétérogénéité du spectre est telle que ce serait peu productif d’induire des propositions. Il faut donc ensuite décrire chaque partie de façon linéaire mais aussi de façon réciproque. Il n’y a pas à culpabiliser, même une personne neurotypique possède un fonctionnement particulier, ressent des besoins, des limites, des envies…Si le travail est organisé de façon conjointe, il ne peut donner lieu à des tensions.

Pour mieux comprendre les interactions et comment agir avec l’autre, il faut comprendre le fonctionnement de l’autre, aussi faut-il que chacun décrive à l’autre ce qu’il vit, ses ressentis, et ce qui est lié à un éventuel diagnostic.

Les besoins sont de deux ordres :

  • personnels comme par exemple avoir besoin de temps de récupération, de temps d’isolement, de temps pour du sport, de la marche. C’est le moment d’exprimer que vous avez besoin d’une heure tout seul sans sollicitation et il sera utile de la planifier ultérieurement
  • Ils peuvent aussi être des besoins pour le couple, par exemple des besoins de tendresse, de temps de communication,…

De même pour les envies :

  • Les envies personnelles qui ne sont pas liées au couple par exemple : « j’ai envie d’apprendre le castillan », « je souhaite m’inscrire à un club de gymnastique ».
  • Des envies de couples qui par exemple peuvent être associées aux vacances, à un achat de maison, ou à une rencontre d’amis…

Enfin la partie qui à mon sens est la plus importante (les interactions avec l’autre), elles sont discriminées en trois composantes :

  • La zone de confort : c’est à dire la zone où les interactions avec l’autre ne posent aucun problème
  • La zone d’inconfort : La situation est gérable mais coûte en terme de crédit énergétique, et surtout induit des difficultés.
  • Les limites : La situation est tellement inconfortable qu’elle peut générer des crises, des souffrances importantes.

J’ai ajouté la partie facultative, ce que j’apprécie chez l’autre, cette partie est là pour rappeler aussi pourquoi le couple s’est formé. J’aurais du mal à la remplir, mais elle doit aussi être le support, notamment en terme de valeurs, d’attentions, de geste, de caractère, d’intelligence etc… Cette partie aura le mérite de nuancer un peu le caractère difficile que peut revêtir cette analyse.

II) Une rédaction simple mais complète

Chaque partie doit être traitée de façon exhaustive, prenez votre temps de lister chaque composante. La plupart des personnes qui ont un fonctionnement particulier infèrent que l’autre comprend qui ils sont et comment ils agissent. Ce n’est une évidence que pour soi et encore, je dirais que pour réussir un couple, l’invariant est de se connaître et de s’accepter. L’autre n’est ni votre sauveur, ni celui qui vous donnera les moyens de votre bien-être.

Autre chose, de mon côté ces parties méritent réflexion, aussi je pense qu’il est important d’en choisir une, de prendre un temps avec son compagnon ou sa compagne, puis de relire à deux ce qui a été dit.

Quelques conseils :

  • Eviter les jugements et les critiques au moment de la lecture et de l’écriture. Ce sont des fonctionnements, des comportements, ils vous dérangent mais ne sont pas objectivement des problèmes
  • Prenez le temps de valoriser ce temps, c’est un temps à deux, encouragez l’autre à y participer.
  • Gardez en tête la finalité de ce travail, aller vers une finalité d’une meilleure satisfaction pour le couple
  1. Le mind-mapping au service du couple ?

Bravo, le travail est en parti accompli, les listes sont prêtes. Maintenant outre l’avantage d’expliciter posément vos peurs, vos craintes ou comment fonctionner, il faut trouver un existant plus favorable. Aussi il est important d’envisager un moment de propositions, face notamment à des « limites », des dangers quant à vos interactions. Par exemple si faire les courses est un réel problème, votre conjoint peut s’en occuper, à l’inverse, vous pourriez proposer d’effectuer une tâche qui vous convient mieux.

De même si un fort désir de couple est notifié, par exemple d’avoir une plus grande sociabilité, ou de partir en vacances. Il est sans doute possible de chercher un compromis, un lieu de vacances connu ou plus isolé en campagne etc. Chaque proposition doit s’inscrire dans un compromis acceptable pour les deux partis. Aussi je propose ce schéma qui peut vous aider à résoudre un conflit qui risquerait de perdurer :
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Bien sûr, il n’y a jamais de conciliation sans renoncement quelconque, mais malgré tout sachez apprécier les concessions de part et d’autre. La nuance nous est difficile, mais peut-être faut il envisager des arbitrages plus favorables, qu’un statu-quo intenable. Ensuite à chacun de planifier voire de proposer une « feuille de route » ou une planification. Cela peut paraître formel ou coercitif, c’est un moyen aussi de se rappeler comment agir au mieux. Bien entendu, au bout d’un temps appréciable, par exemple trois mois, il est possible de réengager des discussions et de dresser le bilan.

Conclusion : L’exercice le plus difficile à mon sens n’est pas l’art du compromis, mais plutôt de savoir décrire de façon pertinente et exhaustive ses interactions difficiles, ses besoins et surtout pour moi ses envies. N’oubliez pas, se connaître et s’accepter sont les deux invariants pour réussir un couple, ce n’est pas à l’autre de répondre à cela.
Si d’aventure comme moi, vous ne savez guère quels sont vos besoins, envies, il peut être pertinent de démailloter cela avec un conseiller conjugal, une psychologue ou un ami si vous en avez un. Cet article est simple, il ne saurait être une recette, mais juste un premier pas. Comme je vous l’avais dit au départ, j’ai pris le parti d’aller vite, aussi comme parait-il aurait dit Mallarmé, je n’ai pas eu le temps de faire « obscur ». Je ne me compare pas à lui, mais plus je travaille un article, et plus je veux ajouter des précisions et finalement je rends l’article bien souvent moins accessible.

 

Enfin, je me permets d’indiquer deux groupes facebook dont un est tenu par un ami facebook où je suis membre :
https://www.facebook.com/groups/672878006094314/

Et le second, que je viens de créer qui s’inscrit aussi dans une vocation de parentalité:

https://www.facebook.com/groups/210212696172775/

Là seront présentés divers témoignages et problématiques, ainsi que des avis parfois utiles pour dénouer les situations, n’hésitez pas à les rejoindre et à y poser vos questions.

Comme toujours la page facebook du site:
https://www.facebook.com/Aspieconseil/

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Mind Mapping: s’il vous plait, dessine moi l’autisme…

Je reconnais que mes titres dénotent souvent mes inspirations, mais avant d’entrer dans le vif du sujet, je pose un petit préambule nécessaire. Je propose du soutien, des aides théoriques et pratiques à destination des personnes Asperger. La finalité affichée n’est ni de normaliser ni d’inclure les personnes au mépris des caractéristiques autistiques. En aucun cas, je pense que la sur-adaptation soit un fonctionnement pertinent sur le long-terme. Tout changement procède d’une volonté pour favoriser son bien-être personnel, n’hésitez pas à consulter cet article (Autisme changer?). Par contre, soit je développe des outils comme dans cette publication, soit j’énonce une compréhension théorique et pratique des attendus sociaux. Libre ensuite à chacun de décider ou non de les exploiter.

Ce préambule évacué, je peux introduire le mind-mapping, que l’on nomme tantôt carte heuristique, carte mentale, carte conceptuelle, voire topogramme. Ce concept est ajourd’hui de plus en plus usité aussi bien dans l’éducation nationale, que dans l’éducation spécialisée auprès des personnes autistes, HPI, dys. Au départ,  j’étais fort réfractaire à son emploi, je les trouvais confus, illisible, bref sans intêrt. Qui plus est,  ma pensée semblait fort éloignée de cette cartographie trop visuelle pour être pertinente. Et pourtant aujourd’hui j’ai envie de concevoir  une kyrielle de cartes heuristiques par jour. C’est pourquoi, triptyque oblige, je débuterai sur la définition et la création de mind-mapping, ensuite j’apprécierai leur emploi dans le cadre de l’autisme, enfin nous verrons à quel point ils peuvent être une solution concrète pour lutter rationnellement contre des comportements problématiques pour soi.

I) Le mind-mapping : un effet de mode ?

C’est Tony Buzan qui fut le premier à publier le concept qui se popularisa très vite mais l’origine remonterait à Aristote. L’idée est relativement simple, il s’agit de créer des associations autour d’un thème. Elle appartient à la famille des outils qui servent à visualiser l’information. De ce fait, elle permet à son utilisateur de focaliser sur des détails tout en conservant une vision globale. Elle favorise ainsi une compréhension des situations complexes.

En comparaison avec une prise de note plus séquentielle, cette façon de réaliser permet d’être plus proche du cheminement de la pensée par association d’idées ou création de liens. Cela ne saurait convenir à des personnes porteuses d’une dyspraxie visuo spatiale. L’idée est de cartographier une réflexion de type thématique en respectant une harmonie plus proche de la pensée. Ainsi par exemple si je prends le thème autisme Asperger, voilà ce que je pourrais rédiger, je me suis arrêté bien vite sous peine de vous livrer des centaines de nœuds (Les IR deviennent envahissant chez moi)

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(Toutes les cartes mentales sont visibles en cliquant dessus)

Pour expliciter, comment créer une carte heuristique, je développe l’exemple sous le mindup de google mais libre à chacun d’utiliser d’autres logiciels voire le crayon. Tout d’abord créez un google Drive, ensuite ajouter lui google mindup en choisissant  sur https://drive.mindmup.com/  »

Insert rootNode  générera une case pour écrire votre sujet (Capture1)
Insert ChildNode  générera une branche pour créer une première branche (Capture 2)
Insert SiblingNode  générera une branche pour créer une seconde branche (Capture 3)

Voici ce que vous devriez obtenir après les différents clics mindup4

Ensuite, vous pourrez vous placer sur un nœud pour créer à l’envi des branches, en supprimer, créer des liens etc. Ce n’est à proprement parler un tutoriel, mais le logiciel me semble si intuitif, qu’expliciter son fonctionnement de façon plus précise serait superfétatoire. Désormais, devenu un inconditionnel du mind-mapping, je vous résume par cette carte heuristique, l’utilisation et les bénéfices du mind-mapping en une seule image.

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L’inconvénient majeur est la représentation de type hiérarchique et de fait il est parfois utile de remettre deux fois la même donnée ou d’ajouter des liens. Je conseille de personnaliser et de limiter les contours d’un objet sous peine d’être noyé dans les données. L’atout majeur de la carte mentale, c’est la liberté de création en fonction de votre pensée. Il est peu recommandé d’utiliser des cartes mentales déjà crées car l’intérêt réside dans la réalisation personnelle, et l’appropriation du concept.

II) Mindmapping et autisme?

Il demeure difficile, d’estimer le pourcentage de penseurs visuels chez les personnes autistes. Dans la population type, Wikipedia estime ce chiffre à 30%. Il semble que le nombre soit plus élevé dans le TSA, cette idée de prépondérance dans la pensée visuelle dans l’autisme fut popularisée par Temple Grandin.

Dans tous les cas, il y a souvent dans la pensée en détails de l’autisme, l’idée de manque de cohérence centrale. C’est à dire de difficulté de créer des liens associatifs entre les concepts. Le mind-mapping permet à la personne autiste de recréer une vision d’ensemble bâtie autour d’un concept. Ainsi, de détail en détail, elle affinera l’ensemble pour former une vue cohérente et globale. De la même façon, ce concept peut être utilisé pour mieux cadrer ses intérêts restreints et ne pas tomber dans l’écueil de connaissances encyclopédiques disparates.

Dans la recherche de solutions, bien souvent les personnes autistes aspirent à exploiter des solutions éprouvées sans chercher à optimiser les solutions ou tout au moins à explorer leur vraisemblance. Dans le mind-maping, il faut comme je l’avais dit dans l’article (lien) dénombrer un maximum de solutions, quitte ensuite à supprimer les issues peu réalistes. Ainsi, vous pourrez éprouver si votre résolution est optimale ou non. Globalement cela a un impact très favorable dans les fonctions exécutives, en terme de flexibilité cognitive

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III) La déconstruction d’un comportement, la cyberdépendance:

Je reprends rapidement les ressorts de l’analyse des comportements (voir aussi: Lutter contre les pensées envahissantes). Les comportements ont une fonction, c’est-à-dire qu’ils visent à répondre à un besoin. Chez les personnes autistes voici quelques fonctions notables:

  • Obtenir de l’attention
  • Obtenir quelque chose de concret
  • Échapper à quelque chose
  • Auto-stimulation

Un comportement se maintient quand il répond à une fonction et s’affiche comme le moyen le plus simple pour répondre à un besoin.  Beaucoup d’entre nous n’ont pas effectué un travail d’introspection nécessaire pour connaître les fonctions de leur comportement. Il faut donc apprendre à retrouver la pensée au travers du comportement. Cette technique nous permet possiblement de revenir à l’antécédent, la pensée préalable, notamment grâce au mind-mapping

J’ai donc décidé de l’appliquer à une addiction qui est chronophage et culpabilisante, ma cyberdépendance. J’ai commencé à lister ce qui m’apparaissait comme les raisons qui président à mon comportement :

  • Motivation parce que j’y retrouve des conversations parfois pertinentes
  • La présence de tiers comme moi Asperger
  • Le besoin de reconnaissance etc

De la même façon, je vais lier cette thématiques à tous les problèmes qu’engendre ma pratique :

  • L’hyperfocalisation
  • L’évitement de la sociabilité dans la vie réelle
  • Les problématiques familiales

Par une convention qui m’appartient mais qui aurait pu être signifiée par rouge ou vert, j’ai mis à gauche les problématiques, à droite les points positifs liés à ma pratique, il aurait été fort possible d’utiliser des codes couleurs

J’ai tenté de favoriser l’exhaustivité des problématiques, ensuite j’évoque des solutions :

  • Planification des temps internet
  • Déculpabilisation
  • Reprogrammation comportement TCC
  • Reprise d’activité professionnelle/associative

Il est évident que cela ne m’a pas aidé, en un instant, à changer une telle pratique, mais cela m’a permis d’abord d’effectuer une introspection, une réflexion sur mon comportement et enfin à favoriser des solutions (ici notamment la planification, sujet que je traiterai prochainement)

Voici le graphique (vous pouvez cliquer dessus pour visualiser les différentes parties):

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Avec ce graphique, je peux envisager les solutions et me rendre compte de l’étendue de mon addiction. Dès lors, par exemple, ma reprise d’activité professionnelle étant indépendante de moi, je vais favoriser deux solutions :

  • La planification des temps internet
  • La déculpabilisation

En conclusion, le mind-Mapping doit s’apprivoiser, et d’emblée j’y étais même fortement opposé. Je suis souvent opposé par principe au changement, mais avec le temps j’ai appris à concevoir selon ma pensée, des mind-Mapping. En plus d’être synthétiques, ils ont l’avantage de cartographier les différents ressorts d’un comportement, et permettront de mieux embrasser la problématique. Bien entendu, aujourd’hui ma cyberdépendance ne se conjugue pas au passé, mais au moins j’ai pris conscience des raisons et des solutions à poser, ce qui est un grand pas vers la résolution de la solution.

Lien vers ma page facebook

Je tiens à remercier la psychologue qui m’accompagne, j’aurais malheureusement moins de temps à consacrer au blog car je travaille avec elle dans un projet de groupe de socialisation qui aura lieu sur Orléans, n’hésitez pas à la contacter si vous êtes intéressé (Adulte, enfant, de tous les niveaux)

Site de ma psychologue

Vidéographie :
https://www.youtube.com/watch?v=ddO9cJaPAnc