Publié dans Enfants

PowerCards: Les super-héros de la motivation sociale

Il est fort difficile de motiver les enfants autiste d’interagir avec les autres, ainsi que de respecter les règles sociales. Les personnes autistes adultes dont je suis ont parfois appris cela au travers de mangas, de dessins animés, ou de films. C’est de cette idée qu’est né l’outil, beaucoup d’enfant autistes peuvent imiter lorsque la motivation est présente. L’idée est donc de s’appuyer sur un dessin animé ou un personnage qu’affectionne l’enfant pour lui donner les clés d’un comportement ou la motivation pour changer. Voici donc un sujet pour les familles autistes et même qui peut être utile à tous les enfants.

Les power Cards me furent présentées très brièvement en formation. Elles m’ont semblé efficaces et surtout elles offrent un sens pour l’enfant contrairement à des approches plus comportementales qui peuvent être complémentaires. Elles s’adressent à une population qui possède déjà une compréhension du langage, mais il est fort possible de changer le contenu pour le rendre beaucoup plus accessible. Comme d’habitue un plan en trois, mon fameux triptyque

I) Développer une compétence sociale ou comportementale :

Quel que soit l’enfant, l’important est de favoriser son bien-être en tant que parents. Les deux écueils dans l’éducation sont l’anomie (l’absence de règles) et à l’inverse une forme de dressage parfois violent.
Aussi un point avant de commencer qui est primordial : un comportement n’est jamais le reflet d’une personne et nous interprétons trop souvent les personnes à l’aulne de leur comportement. « Un enfant n’est pas méchant », mais son comportement peut être inapproprié. Ma mère m’a souvent nommé l’insatisfait perpétuel, comme vous le voyez ce sobriquet, n’a guère entamé mon sens de la critique.

Voici deux sortes de domaines où des compétences peuvent être visées :

  • Comportementaux
  • Sociaux

Quelques exemples :

  • Accepter son tour de jeu
  • Accepter la défaite
  • Ne pas parler à des personnes dans la rue
  • Ne pas frapper quelqu’un qui a fait un acte qui nous déplait
  • S’affirmer

II) L’ABA une approche complémentaire :

Il existe d’autres moyens de travailler cela, en utilisant un principe de type ABA, où tout simplement un comportement autre est proposé et renforcé par des moyens plaisants, selon ce schéma bien connu :

ABA 1

Pourquoi ici ai-je décidé de ne pas utiliser l’ABA dans le cadre social ?

  • D’abord parce que ce n’est pas toujours possible dans la socialisation. Un dialogue n’est pas un chaînage d’étapes, sinon l’enfant qui sort de l’attendu est placé dans une situation d’inconfort et de stress. Une conversation est un ensemble presque infini d’interactions. Déconnecté du sens que doit porter le dialogue, l’enfant devient une machine à répéter « salut ça va ? » et qui attend la réponse apprise.
  • Ensuite parce que l’avantage de l’outil que je propose est qu’il offre du sens. Il peut s’appuyer sur du comportemental mais en donnant une motivation sociale à l’enfant.
  • Enfin parce qu’il est souvent difficile d’estomper un renforçateur artificiel, c’est-à-dire de ne plus donner quelque chose pour maintenir le bon comportement. Trop souvent le renforçateur est la tablette, et peu sont capables d’estomper cela

II) Les power Cards : comment les rédiger?

L ’idée est de choisir un comportement désiré, ce comportement sera ensuite motivé par l’imitation du personnage qu’affectionne l’enfant.  L’ABA et les intérêts spécifiques ne sont pas toujours suffisants pour favoriser un comportement adapté pour la personne. Encore une fois, je le répète, tout changement (Autisme Asperger : Faut-il changer ?) doit être motivé dans l’intérêt de la personne autiste avant tout.

Prenons un exemple simple : je souhaite développer ce comportement « accepter de perdre ». Je sais que l’enfant apprécie CARS. Flash Mac queen est le héros de l’histoire, j’ai choisi un langage très simple pour expliquer :

  1. Narration de l’histoire: Flash Mac Queen ne gagne pas toujours les courses. Quand il perd une course, il n’est pas content. Il a envie de tout arrêter, puis il réfléchit. S’il a perdu cette course, il peut gagner la suivante. Aussi il va s’entraîner pour progresser.
  1. Mise en situation pour l’enfant: Toi aussi, il t’arrive de perdre. Comme Flash, tu n’es pas content. Mais tu pourras gagner une prochaine fois. Alors quand tu ne gagnes pas, tu peux t’entraîner comme Flash.
  1. Ensuite demander à l’enfant de choisir une photo pour agrémenter l’objet, une photo du héros qu’il aime, il est important qu’il soit participatif dans la création
  2. Ensuite cette carte doit être à portée de main, par exemple dans un classeur dédié avec d’autres petites cartes liées à son dessin animé préféré. S’il sait lire, ça peut lui faire plaisir de lire sur son personnage et ça peut être un objet plaisant pour l’enfant.

Dans les exemples suivants, le langage est plus élaboré car il correspond à un autre public :

  • Maîtriser sa colère :

power cards 1.png

 

  • S’affirmer :

power cards 2.png

 

Ces exemples sont destinés à illustrer. Les power cards ont pour objet de favoriser la motivation avant de développer une pratique. Ils peuvent ensuite engager l’imitation de l’enfant au travers du dessin animé préféré de vos enfants.

 

 

En conclusion : La motivation est une chose importante pour viser l’apprentissage ou le changement de comportement. Bien souvent elle peut être difficile à obtenir sans utiliser des renforçateurs dits artificiels, par exemple « je gagne 5 minutes de tablette si j’accepte de dire bonjour aux gens qui entrent dans ma maison ». Or il est difficile d’estomper et de trouver un renforçateur naturel. Du coup, chez beaucoup d’amis le renforçateur naturel ne vient jamais, et le gamin apprend à coup de tablettes.

Avec cet outil, le renforçateur est moins utile, il s’appuie sur un intérêt important pour un dessin animé ou un personnage, pour favoriser une motivation. A lui tout seul, il ne peut régler un gros problème, mais il peut induire la motivation qui préside au changement.

N’hésitez pas si vous créez des power Cards à me les envoyer, cela m’intéresse vivement.

Un site ami:
https://autismeautonomie.wordpress.com/

Lien vers un site anglais de power cards:

http://www.autismcircuit.net/tool/power-card

Lien Facebook pour m’envoyer vos powerCards, suivre nos actualité, les infographies:
https://www.facebook.com/Aspieconseil/

 

 

Publié dans Non classé

Cartographier l’autisme en schémas pour mieux l’accompagner :

Dans l’article Autisme Asperger: approche théorique d’un spectre insaisissable, j’appréhendais l’idée du continuum autistique. Cette idée inscrit une continuité dans les troubles de l’autisme des plus légers aux plus sévères. Intronisée dans le Dsm5 elle préfigure l’idée dimensionnelle et non plus catégorielle (c’est à dire des catégories de personnes autistes). Toutefois afin de dissocier les diagnostics, il fut décidé trois dimensions : légère, modérée et sévère:

Copy of Continuum autisme (1)

Ce concept quoique séduisant au départ, car il permet vraiment de lier la prise en charge au diagnostic (à telle atteinte est associé tel accompagnement), me semble trop global pour être pertinent. En effet, trop souvent la tendance même des personnes autistes, est de limiter l’autisme à un simple handicap social. Si sans nul doute, c’est le handicap le plus visible (cf l’iceberg ci-après) dans les troubles de l’autisme, une atteinte légère dans cet aspect peut cacher une autonomie amoindrie, une sensorialité difficile, des altérations des fonctions exécutives, des stéréotypies marquées. C’est pourquoi, dans cet article je souhaite démontrer qu’il convient de caractériser l’aspect léger/modéré/sévère dans toutes les sphères touchées par l’autisme.
Affirmer d’une personne qu’elle est légère parce que socialement elle semble normalisée, c’est parfois oublier une grande partie de ses difficultés. D’habitude, j’utilisais de longs discours, et un triptyque pour respecter une ligne directionnelle. Là j’ai décidé d’utiliser des schémas, forcément avec moins d’informations mais plus de visuels. Si j’avais quelques poids dans l’autisme, j’aurais aimé que ces principes soient repris dans les diagnostics, non pas par orgueuil mais pour une meilleure granularité dans les accompagnements. Faute de cela, j’espère que ces différents schémas serviront les personnes autistes.

iceberg-1421411_1920.jpg

Ici il n’y a pas de gradation qui ne saurait être universelle, les stéréotypies peuvent se voir mais elles se contrôlent chez certain(e)s, l’autonomie est très visible mais pour les proches etc… J’ai donc disposé les éléments de façon aléatoire.

I) Autonomie ou comment gérer le quotidien d’une personne autiste.

Il existe de nombreux tests qui permettent de mettre en valeur les altérations de l’autonomie d’une personne autiste, le vineland pour les adultes, L’AFSL (http://aba-sd.info/?p=66). J’ai notifié dans ce schéma les diverses atteintes :

030d36a089ab11e7b1774b58107c49ef.map

II) Cartographie des altérations des fonctions exécutives :

Je ne reprends pas l’article Les fonctions exécutives que j’ai développé, mais juste ce graphique pour expliciter les diverses affections liées aux fonctions exécutives:

90d6b6a7-53c7-4afc-8331-3763c250bf19 (1)

III) La sensorialité : 

Pour éviter la surcharge d’informations, je n’ai développé les sous-items que pour la vue mais ils sont déclinables pour chaque sphère sensorielle. N’hésitez pas à consulter l’article dédié L’Autisme dans tous les sens

4bb320f08b4e11e79f8c0b142928e8f2.map
IV) Les habiletés sociales :

Celles-ci peuvent concerner divers domaines par exemple (la critique ou manifester l’empathie)

b850a8a08b3911e79e43576da284e7fd.map (1).png

V) Les stéréotypies :

489da9f08b5611e79f8c0b142928e8f2.map (1)
VI) Intérêts restreints/intérêts spécifiques:

Voir l’article: Les intérêts restreints: un intérêt pour tous!

0b517420a85a11e7803c376ccb2bf5c8.map

VII) Cartographie résumée de l’autisme :

c30973708b3a11e7a032f1fbc781086e.map.png

Contrairement aux préjugés, beaucoup de personnes autistes même Asperger possèdent une autonomie amoindrie ou des altérations dans un domaine. Ils peuvent être employés, mariés et parents, ils n’en sont pas moins affectés. De la même façon Josef déclare régulièrement que malgré son doctorat en philosophie, il ne sait pas nouer ses lacets, simplement parce que cela ne demande pas du tout les mêmes processus cognitifs.

L’impact des troubles autres que sociaux est trop souvent négligé. Pourtant ces affections peuvent nuire grandement à la qualité de vie. Faute d’un SAVS ou d’une assistance, les situations peuvent devenir inextricables. Ainsi, j’ai pu m’exonérer de me laver les dents des années, et mon appartement étudiant était empli de détritus, où grouillaient quelques cafards. Scolairement, je prenais des notes sur des feuilles volantes, que je ne retrouvais jamais pour préparer mes examens, cela a affecté notablement ma scolarité ainsi qu’aujourd’hui mon autonomie sociétale. Pourtant je suis marié, avec un enfant, et donc on pourrait croire qu’objectivement je suis loin de ces altérations. Je ne me plains pas, bon nombre de personnes autistes sont plus touchées que moi-même. J

J’espère vous avoir démontré que l’autisme n’est pas qu’un handicap social, qu’il faudrait l’appréhender dans sa globalité pour un accompagnement efficace, que les GHS (groupes d’habiletés sociales) et l’ABA sont des outils souvent pertinents, mais qu’ils ne constituent pas une solution universelle à l’autisme. Ces graphiques devraient vous y aider, je les ai repris ci-dessous:

Comme d’habitude, retrouvez-moi sur la page facebook :

https://www.facebook.com/Aspieconseil/

Ps : Normalement je devrais participer à un ou deux groupes de travail du plan autisme à venir, notamment pour la partie adulte. N’hésitez pas si vous le désirez à me faire part de vos propositions, de vos informations, pour cela vous pouvez me contacter via les commentaires ou via le facebook

Quelques références bibliographiques qui peuvent être intéressantes à lire:

– Autisme « une autre intelligence » de Laurent Mottron
Goldman, S., Wang, C., Salgado, M. W., Greene, P. E., Kim, M., & Rapin, I. (2009). Motor stereotypies in children with autism and other developmental disorders. Developmental Medicine & Child Neurology, 51(1), 30-38.
CUNNINGHAM, A. / SCHREIBMAN, L. (2008), Stereotypy in Autism : The Importance of
Function, Res Autism Spectr Disord. ; 2(3) : 469-479, Califor

Lewis & Boucher (1995)
Ozonoff, Pennington & Rogers, 1991
Hill, E. L. (2004). Executive dysfunction in autism. Trends in Cognitive Sciences, 8(1),26-32.

Pour les habiletés sociales:
Paul R. Promoting social communication in high functioning individuals with
autistic spectrum disorders. Child and Adolescent Psychiatric Clinics of North
America 2003 ; 12(1) : 87
Konstantareas M. Social skills training in high functioning autism and Asperger
disorders. Hellenic Journal of Psychology 2006 ; 3(1) : 39-56.

Sensorialités:
Sensory Processing in Children With and Without Autism: A Comparative Study Using the Short Sensory Profile Scott D. Tomchek; Winnie Dunn

The pattern of sensory processing abnormalities in autism
Janet K. Kern, Madhukar H. Trivedi, Carolyn R. Garver, Bruce D. Grannemann, Alonzo A. Andrews, Jayshree S. Savla, Danny G. Johnson, Jyutika A. Mehta, Jennifer L. Schroeder First Published September 1, 2006

Publié dans Outils

Autisme et couple, le noir et le blanc…

Une fois n’est pas coutume, je rédige un article rapide. Par rapide, j’entends qu’il me prendra maximum 2 jours, soit à peu près 3-4 heures. Aussi il aura sans doute moins de matières qu’habituellement. Rassurez-vous le prochain sur les fonctions exécutives ne manquera pas d’être nébuleux.

Revenons à notre couple, pour des personnes atypiques comme celles que forme notre couple, la première difficulté est de se comprendre et ensuite de trouver des compromis, pour pouvoir rendre la vie plus « satisfaisante ». Aussi cet article rapide, sera toujours en une forme triptyque mais rapidement décrite. Le pré-requis pour entrer dans cet article est d’être face à deux personnes réellement volontaires pour s’accorder. Je tiens encore une fois à remercier ma psychologue qui a plus que fortement contribué à l’élaboration de ce diagramme.

I) «  Connais-toi toi-même » pour l’exprimer à l’autre:

Je propose un mind-mapping, pour ceux qui ont du mal avec ce type de diagramme, n’hésitez pas à vous reporter à mon précédent sujet (Mind Mapping: s’il vous plait, dessine moi l’autisme…)

97d0bf98-e85f-481b-9fdf-c03f2ee41a5b (1)

Ce schéma présente les grands principes que vous devrez ensuite rédiger. L’hétérogénéité du spectre est telle que ce serait peu productif d’induire des propositions. Il faut donc ensuite décrire chaque partie de façon linéaire mais aussi de façon réciproque. Il n’y a pas à culpabiliser, même une personne neurotypique possède un fonctionnement particulier, ressent des besoins, des limites, des envies…Si le travail est organisé de façon conjointe, il ne peut donner lieu à des tensions.

Pour mieux comprendre les interactions et comment agir avec l’autre, il faut comprendre le fonctionnement de l’autre, aussi faut-il que chacun décrive à l’autre ce qu’il vit, ses ressentis, et ce qui est lié à un éventuel diagnostic.

Les besoins sont de deux ordres :

  • personnels comme par exemple avoir besoin de temps de récupération, de temps d’isolement, de temps pour du sport, de la marche. C’est le moment d’exprimer que vous avez besoin d’une heure tout seul sans sollicitation et il sera utile de la planifier ultérieurement
  • Ils peuvent aussi être des besoins pour le couple, par exemple des besoins de tendresse, de temps de communication,…

De même pour les envies :

  • Les envies personnelles qui ne sont pas liées au couple par exemple : « j’ai envie d’apprendre le castillan », « je souhaite m’inscrire à un club de gymnastique ».
  • Des envies de couples qui par exemple peuvent être associées aux vacances, à un achat de maison, ou à une rencontre d’amis…

Enfin la partie qui à mon sens est la plus importante (les interactions avec l’autre), elles sont discriminées en trois composantes :

  • La zone de confort : c’est à dire la zone où les interactions avec l’autre ne posent aucun problème
  • La zone d’inconfort : La situation est gérable mais coûte en terme de crédit énergétique, et surtout induit des difficultés.
  • Les limites : La situation est tellement inconfortable qu’elle peut générer des crises, des souffrances importantes.

J’ai ajouté la partie facultative, ce que j’apprécie chez l’autre, cette partie est là pour rappeler aussi pourquoi le couple s’est formé. J’aurais du mal à la remplir, mais elle doit aussi être le support, notamment en terme de valeurs, d’attentions, de geste, de caractère, d’intelligence etc… Cette partie aura le mérite de nuancer un peu le caractère difficile que peut revêtir cette analyse.

II) Une rédaction simple mais complète

Chaque partie doit être traitée de façon exhaustive, prenez votre temps de lister chaque composante. La plupart des personnes qui ont un fonctionnement particulier infèrent que l’autre comprend qui ils sont et comment ils agissent. Ce n’est une évidence que pour soi et encore, je dirais que pour réussir un couple, l’invariant est de se connaître et de s’accepter. L’autre n’est ni votre sauveur, ni celui qui vous donnera les moyens de votre bien-être.

Autre chose, de mon côté ces parties méritent réflexion, aussi je pense qu’il est important d’en choisir une, de prendre un temps avec son compagnon ou sa compagne, puis de relire à deux ce qui a été dit.

Quelques conseils :

  • Eviter les jugements et les critiques au moment de la lecture et de l’écriture. Ce sont des fonctionnements, des comportements, ils vous dérangent mais ne sont pas objectivement des problèmes
  • Prenez le temps de valoriser ce temps, c’est un temps à deux, encouragez l’autre à y participer.
  • Gardez en tête la finalité de ce travail, aller vers une finalité d’une meilleure satisfaction pour le couple
  1. Le mind-mapping au service du couple ?

Bravo, le travail est en parti accompli, les listes sont prêtes. Maintenant outre l’avantage d’expliciter posément vos peurs, vos craintes ou comment fonctionner, il faut trouver un existant plus favorable. Aussi il est important d’envisager un moment de propositions, face notamment à des « limites », des dangers quant à vos interactions. Par exemple si faire les courses est un réel problème, votre conjoint peut s’en occuper, à l’inverse, vous pourriez proposer d’effectuer une tâche qui vous convient mieux.

De même si un fort désir de couple est notifié, par exemple d’avoir une plus grande sociabilité, ou de partir en vacances. Il est sans doute possible de chercher un compromis, un lieu de vacances connu ou plus isolé en campagne etc. Chaque proposition doit s’inscrire dans un compromis acceptable pour les deux partis. Aussi je propose ce schéma qui peut vous aider à résoudre un conflit qui risquerait de perdurer :
conflit couple

 

Bien sûr, il n’y a jamais de conciliation sans renoncement quelconque, mais malgré tout sachez apprécier les concessions de part et d’autre. La nuance nous est difficile, mais peut-être faut il envisager des arbitrages plus favorables, qu’un statu-quo intenable. Ensuite à chacun de planifier voire de proposer une « feuille de route » ou une planification. Cela peut paraître formel ou coercitif, c’est un moyen aussi de se rappeler comment agir au mieux. Bien entendu, au bout d’un temps appréciable, par exemple trois mois, il est possible de réengager des discussions et de dresser le bilan.

Conclusion : L’exercice le plus difficile à mon sens n’est pas l’art du compromis, mais plutôt de savoir décrire de façon pertinente et exhaustive ses interactions difficiles, ses besoins et surtout pour moi ses envies. N’oubliez pas, se connaître et s’accepter sont les deux invariants pour réussir un couple, ce n’est pas à l’autre de répondre à cela.
Si d’aventure comme moi, vous ne savez guère quels sont vos besoins, envies, il peut être pertinent de démailloter cela avec un conseiller conjugal, une psychologue ou un ami si vous en avez un. Cet article est simple, il ne saurait être une recette, mais juste un premier pas. Comme je vous l’avais dit au départ, j’ai pris le parti d’aller vite, aussi comme parait-il aurait dit Mallarmé, je n’ai pas eu le temps de faire « obscur ». Je ne me compare pas à lui, mais plus je travaille un article, et plus je veux ajouter des précisions et finalement je rends l’article bien souvent moins accessible.

 

Enfin, je me permets d’indiquer deux groupes facebook dont un est tenu par un ami facebook où je suis membre :
https://www.facebook.com/groups/672878006094314/

Et le second, que je viens de créer qui s’inscrit aussi dans une vocation de parentalité:

https://www.facebook.com/groups/210212696172775/

Là seront présentés divers témoignages et problématiques, ainsi que des avis parfois utiles pour dénouer les situations, n’hésitez pas à les rejoindre et à y poser vos questions.

Comme toujours la page facebook du site:
https://www.facebook.com/Aspieconseil/